Cette amusante vidéo (qui n’empêche hélas pas la crise au Portugal) parue dans « le Monde » de ce jour : http://www.lemonde.fr/vous/video/2013/04/09/a-lisbonne-le-gout-du-vintage_3156810_3238.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130410-[videos].
Rafraîchissant !
PS: photo d’illustration prise à Quiberon (mur peint)
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Le Vin de l’Assassin
Ma femme est morte, je suis libre !
Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.
Autant qu’un roi je suis heureux ;
L’air est pur, le ciel admirable…
Nous avions un été semblable
Lorsque j’en devins amoureux !
L’horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s’assouvir
D’autant de vin qu’en peut tenir
Son tombeau ; – ce n’est pas peu dire :
Je l’ai jetée au fond d’un puits,
Et j’ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
– Je l’oublierai si je le puis
! Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,
J’implorai d’elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint ! – folle créature !
Nous sommes tous plus ou moins fous !
Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée ! et moi,
Je l’aimais trop ! voilà pourquoi Je lui dis :
Sors de cette vie !
Nul ne peut me comprendre.Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
À faire du vin un linceul ?
Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l’été ni l’hiver,
N’a connu l’amour véritable,
Avec ses noirs enchantements,
Son cortège infernal d’alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d’ossements ! –
Me voilà libre et solitaire !
Je serai ce soir ivre mort ;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,
Et je dormirai comme un chien !
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enragé peut bien
Écraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m’en moque comme de Dieu,
Du Diable ou de la Sainte Table !
Charles Baudelaire
(tiré du site : http://www.toutelapoesie.com/poemes/baudelaire/le_vin_de_l_assassin.htm
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Randonnée en longeant la côte et ses falaises…
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Aujourd’hui, Chinette et Chinou ont décidé de vous faire marcher sur une île magnifique de Bretagne, en prenant le temps. Cette série est donc consacrée au port principal de Belle Ile, Le Palais.
Les embruns, c’est plus agréable que les trombes d’eau…
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L’apparition et le développement rapide et bientôt accessible des imprimantes 3D ouvre des perspectives assez exceptionnelles dans le monde de la fabrication, tant au niveau artisanal qu’industriel. Certains parlent d’une révolution, et cela est très probable. Les « makers », « ceux qui fabriquent, qui font », sont le fer de lance de ce nouveau déploiement techno-créatif d’objets et d’outils directement réalisés après une conception graphique sur ordinateur.
Un article du « Monde » y est consacré ce WE, dans le supplément de vendredi (en vente samedi en province). ici : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/04/fabrique-moi-un-mouton_3154218_3224.html
« – on pourra aussi fabriquer des burgers ? » me demande le fils de la voisine
« -bien sûr, mon petit Lucien, mais il faudra quand même les faire cuire. »
« -alors, je vais fabriquer un oeuf ! »
Ce gosse est un génie, Chinette !
La campagne se verra-t-elle dépouillée de tous ses animaux paissant peinardement dans les prés ? S’il n’y a plus d’animaux dans les champs, on risque de s’ennuyer sérieusement, à la campagne !
Article de « la Dépêche du Midi » du jour : http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/04/1598308-pyrenees-atlantiques-volaient-brebis-parce-avaient-faim.html#xtor=EPR-1
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La ballade des pendus
Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Se frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
A lui n’ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
François Villon
A entendre (Léo Ferré) ici : http://www.dailymotion.com/video/xef6j_leo-ferre-frere-humain-villon_news#.UVsFLFfLfXw
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A lire cet article paru dans Sud-Ouest de dimanche, il semble urgent de se remettre à fabriquer des europhisants euphorisants dans notre petite communauté européenne. Vite vite ! qui va tirer la sonnette d’alarme, le pianiste ? Il est raide ! Allô, docteur Mabuse ?…
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