les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
Je n’attendais de moi qu’une main féminine
Pourtant ce sont deux poings qui s’ouvrent
Il faut des souvenirs pour ouvrir sa chemise
Des chemins de vie pour se vêtir de nus
Des sentiers d’inouï où les traces de nuit
M’ont apprises à rêver qu’enfin le paradis
N’avait de sens comme autant de maudits
Taisaient leurs cœurs dans l’enfer des ventres
Le silence s’est endormi l’argent des paroles
Traîne à grands bruits ses casseroles
La nuit s’endort dans des rêves imparfaits
Quand règne aux palais les dentiers corrompus.
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Tu me diras je t’aime comme un romain ses ruines
Et ton amant rira, comme l’enfant qu’il est
Devant ce qu’il croyait et qui voit ce qui est
Il fera beau à Rome, ce qui est coutumier,
Le fascisme enverra son peuple aux cimetières
A la messe on dira des versets pour les morts,
Dehors on masquera les récits de l’Histoire,
Chacun surveillera le mot de trop de l’autre,
Toutes les stratégies changeront pour, à nouveau,
Vaincre l’ignominie.

Je croyais, bien à tort, être un enfant des ruts,
Livré aux bons vouloirs d’immeubles érectiles
Engendré par le foisonnement de cuisses commerciales,
Un enfant qui en valait un autre, réduction comprise,
Un ange dont les bras tendent le bleu des cartes
Sans pour autant voler d’un coup d’aile le fonds de caisse
Un misérable en fait qui serait né entre l’oubli et le besoin
Un de ces êtres qui ont troué leurs poches
A trop y laisser s’y réchauffer leurs mains
Et en toute saison, caresser la paresse
Quand elle se pare de magnifiques fesses,
Aussi souvent que dans le piaulement des bébés
On comprend mieux la différence,
Enfants des ruts, enfants des rues,
La vie s’incline et se morfond, un seul morpion :
L’indifférence.
27 10 2018
AK
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