les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
poèmes extraits du site : https://www.poemes.co/
totalement sourd.
il exige des contemplations,
des sacrifices
totalement muet, il exige des prières, des cantiques
totalement aveugle,
il sème le
Mal
et nous délaisse, seuls affolés
totalement inerte,
il laisse la tempête dévaster nos cultures,
détruire nos ponts
totalement paralytique,
il ne court point au secours des victimes,
des martyrs
entièrement drapé dans
Son silence opaque.
S’est fait, ostensiblement, trop grand
généreusement.
de nous, ingénieux petits êtres.
Il a fait
les gérants de l’univers.
Ciels, terres, mers, rivières,
tout nous a été soumis,
malicieusement.

Nous roulons dans les ténèbres sans rythme.
Des flocons tourbillonnent.
Éclipsant la lune, la neige épouse notre haleine.
Furieuse, la bourrasque suit la cadence.
Sur une terre morte, nos pas cahotants
s’engendrent,
petitement,
dans la couleur, par leur propre souffle
Effrayée, la nuit
essaie de s’endormir
sur un lit gris aux draps blancs
Le pourra-t-elle, tandis que les amants claquent des dents ?
Au sein d’une chaotique harmonie,
je me noie dans l’insomnie
O rage de vivre la splendeur d’une nature indifférente !
Je racle ma mémoire,
en quête de souvenirs
et attends les heures du jour fleuri.
Par, la parole, je vais me réinstaller dans la vie : le rythme me réchauffe, et le poème m’abrite

L’obscurité est un fardeau dans la séparation sans soudure.
Privés de nous-mêmes, nous constituons l’Interrogation à
jamais ouverte.
La fidélité se passionne pour secourir l’Être en détresse
et vaincre la séparation du silence et du temps.
Se quitter, c’est aussi vivre ensemble,
dans l’exigence singulière de rester souvenirs
Unifiés par le don d’hier et le refus d’aujourd’hui, tu resteras présente à tous mes actes.
dans l’harmonie des souffrances.
La mélodie stellaire rassasie les cœurs oublieux,
et l’amour vrai défie l’oubli.
Biographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Aziz_Lahbabi
Mohamed Aziz Lahbabi (arabe : محمد عزيز لحبابي), né le 25 décembre 1922 à Fès et mort le 23 août 1993 à Rabat, est un philosophe, intellectuel, romancier et poète marocain, écrivant en arabe et en français. Ses travaux sont marqués par une perspective humaniste qui souligne l’importance du dialogue et de l’universel1.
Il avait été, dès 1987, le premier écrivain arabe à être candidat pour le prix Nobel de littérature, avant l’Égyptien Neguib Mahfouz, qui a reçu par la suite cette distinction. Il a publié, en arabe et en français, de nombreuses œuvres philosophiques et littéraires (poésies et romans) traduites en plusieurs langues.

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