les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
Petites pages écrites pour être lues dans de grands lits.
La longueur moyenne d’une bite en érection est de 15 à 18 centimètres (cf code social 1977 et alinéas). Tous les hommes jeunes se sont mesurés en millimètres, et certains, bien que seuls, ont fraudé.
La longueur d’une bite ne fait pas un parcours ; preuve en est que les Anglais la comptent en pieds et en pouces, ce qui prouve, outre l’obsolescence du code social 1977 et alinéas, que ces iliens savent différencier le calibre de la portée.
De fameux érotomanes anglo-saxons, tels que Smith, Wesson, Winchester, Browning, prouvèrent en deux temps trois mouvements que la fumée qui monte au septième ciel s’étage dans le marasme ;
Le marasme étant la forme dite extérieure du conin.
Son exacte mesure a été établie par sept nains dotés chacun d’une théorie propre (et laborieuse). Il n’en fut reconnu qu’une, que l’on gratifia de « théorie fondamentale d’Atchoum de Simpletown ».
Où les autres voyaient une mine de diamants aux extraordinaires richesses lubriques (terme disparu depuis entre deux évangiles, l’un de Sodome et l’autre de Gomorrhe), Atchoum de Simpletown ne vérifia qu’un large sourire vertical soumis ouvert à son rhume chronique.
Bien que chassé de l’Académie des Sciences en 1998, il fut un grand et glorieux médaillé : le Petit Larousse lui rendit hommage (sur la page de couverture du dictionnaire) et lui fit don de cinq (5) hectares de pissenlits dans le frais Limousin, cependant non clôturés.
À vrai dire, le seul problème qui proèmine sur la distanciation des bites sont leur dureté. En effet, le vit n’est dur que quand la vie perdure. Celà pose problème.
Zblina le comprit dès qu’elle entra en contact avec cette longue canne blanche qui ne franchissait pas la ligne de démarcation (cela ressemblait à une baguette de pain dégelée).
(la page 2 a été égarée, certains diront : tant mieux quand je dirais tant pis)
Alors brodons, me susurra Rimma à l’oreille, brodons…
(Vérifions lui dis-je que l’aiguille et le chas soient concordants . Nous le constatâmes en 5 tétralogies à quatre pattes, six faces épilées et deux côtés en Bourse(s) en rendements actuariels bruts bénéficiaires.)
Zblina rentre d’un pays dont le cauchemar ne reflète que les robes qu’elle porte en ce dimanche si distancié de cet espace, cet espace qu’elle porte encore dans sa culotte, et son sourire sur ses lèvres de femme, ces cerises qu’écrasent, aussi mendiants qu’elle, les baisers de jeunes hommes riants, ivres et subalternes ancrés à cette solitude crasse des jours sans amour. Zblina maintient sans partage leur et sa beauté de glace, elle y glisse à frimas son masque d’époque et de rencontres, son violoncelle charnel. Pour ces hommes qui, tour à tour, ont pris la mer, pour certains le Channel, en enfantant la terre perdue qu’ils ont quittés, réduisant loin des côtes le souvenir prégnant des os calcinés de ceux restés là-bas, de ces hommes qui ont été, déjà gamins, ruinés par d’autres hommes sans autre récit que le pouvoir et la corruption, dictateurs nourris par les amours d’épouses recluses.
Zblina pleure, mais ce pleur est un chenal. Ce pleur, en fait, agit comme une lessive qui savonne l’œil et la convoitise, qui blanchit le regard du criminel et libère l’amoureux, c’est un pleur pour l’aurore et le crépuscule, une joie insolente, un chant, sur les quais quand la vie assiste au retour des marins, quand les cordages s’enroulent autour des bittes d’amarrage.
Texte écrit en janvier 2002 (avec de petits rajouts très ragougnats le 02 08 2024)
AK

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