Une nuit à contre-jour

C’est une nuit à contre-jour

Blanchie de plumes, d’oreillers

Noirs, de draps en lin aux rebords

Ajourés de persiennes en coton

C’est une nuit en moucharabieh

Douce et satinée, lumineuse

Offerte à l’ombre, ensoleillée,

Interdite aux baisers, aux lèvres

Fraîches et aux corps en sueur,

Juste une trêve dans le sommeil

Une fuite en délice, un ciel inuit,

C’est un temps qui vient contre

Ventres et marées de chair tiédies

Un instant de grâce vers minuit

L’élégance d’une femme, un chapeau

De paille et parfois une plage

Quand la mer vous caresse

Et que la marée monte, noire,

Dans les draps ajourés en percale

Quand s’immisce le désir

De franchir le seuil interdit

D’un moucharabieh de tendresse

Que l’on sait, entre lumière et ombre

Que déjà il lance en plein silence

Ses éloquents premiers baisers

« Dis, tu viendras quand ? »

« Avant que l’aube ne se lève,

Juste le temps d’occire ton mari. »

15 07 25

AK

Si Dieu existait, je lui demanderais de me laver de tous mes « empêcher ».

La liste est longue et pourtant ma vie l’est aussi, cent péchés au moins tous les ans, ce qui fait un bon paquet sans confessionnal ni messe du dimanche, par exemple. Pas de guerre, juste un pet.

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