les chariots de feue (ma mère)

L’air de rien, ces quinze images (le « Monde » d’aujourd’hui) montrent l’évolution de notre société de cons(ommation), ainsi que celle de nos besoins souvent surfaits et pour lesquels on manie marchandises, scanne soi-même les produits (premier remuage) remis ensuite dans les caddies, puis le tout re-manutentionné dans la voiture, puis chez soi. Avec le prix  payé recta avant la barrière anti-vol, sans interlocuteur vivant, dans ce cas précis. Bouffe, charrie et tais-toi.

http://www.lemonde.fr/economie/portfolio/2013/06/14/le-concept-des-hypermarches-a-50-ans_3429210_3234.html

Guillaume Bresson, peintre de talent

Né en 1982 à Toulouse, cet artiste peintre…mais voici sa bio et une vidéo plus intéressantes que ces quelques mots !

http://www.youtube.com/watch?v=RX0UX1hXzgw

http://www.exponaute.com/artistes/50-guillaume-bresson/

les mardis de la poésie : Aimé Césaire

Pluie

Pluie qui dans tes plus répréhensibles débordements n’as garde
d’oublier que les jeunes filles du Chiriqui tirent soudain de leur corsage de nuit une lampe faite de lucioles émouvantes
Pluie capable de tout sauf de laver le sang qui coule sur les doigts des assassins des peuples surpris sous les hautes futaies de l’innocence

lien : http://www.unjourunpoeme.fr/auteurs/cesaire-aime

le petit monde qui se démarque : un petit noir, un petit sucre et un carambar rigolo.

De quoi s’éloigner de cette forme oppressive dont parle, dans le Monde,  cet article de Pierre Barthélemy :

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/06/16/comment-les-grandes-marques-influent-sur-nos-cerveaux/

 

(mais j’admets que ce soir, j’ai privilégié l’image sur l’impact)

Les lieux qui meurent parce qu’ils n’ont plus envie de vivre : Capvern les Bains (Hautes Pyrénées)

Petite cité thermale jadis fréquentée, Capvern les bains s’ennuie dans son étroite vallée, bien qu’elle offre une villégiature idéale au pied des montagnes, des Baronnies, des possibilités énormes entre le Gers tout proche et quelques agglomérations vivantes (Tarbes, Bagnères de Bigorre, Lourdes).

Petite visite en images, par ce beau dimanche de juin.

à mon oreille susurrait Lisbonne : « quand reviendras-tu ? »

quelques images, principalement

entre la place du Commerce et l’Alfama…

Un texte en réponse à un autre, paru ici : http://alternatives-pyrenees.com/2013/06/14/mon-ami-casimir/

Sur le largo de san Domingos, tu sais, sur la gauche de la place du Rossio, quand tu viens du Chiado, à Lisbonne, près de cette église (sao Domingos), brave et ancienne, tu trouveras les cohortes de peuples vendus à tous les vents, soumis à toutes les tragédies, tu trouveras les Casimir qui vivent dans la misère la plus noire, et toi, tu prendras le tram 28 pour aller au château saint Georges, qui domine l’Alfama et monteras lentement les rues sales de la Mouraïa, sans bouger un pied.

Tu grimperas les champs ardus de la misère , quelques verres de ginginhia dans le gosier, avalés sur le largo sao D., un chapeau neuf sur le crâne, acheté par plaisir chez un vrai chapelier jouxtant la buvette, disant à ta compagne : « cette ville est magique ». Plus tard, tu y retourneras, une autre femme à ton bras, et la magie de Lisbonne répétera les mêmes mots : « cette ville est magique ». Et ton ami Casimir, devenu méconnaissable, aura vécu entre temps mille morts qui feront que ce qu’il pouvait, avec gentillesse et esprit de partage ancestral, jadis t’offrir et te donner, sera devenu sa guerre et sa survie ; car on n’offre pas sa misère, on la vend.

Tu regarderas Lisbonne s’offrir sous la lumière du matin, depuis le château, du soir depuis le Barrio Alto. Lui, ton ami Casimir, enrôlé à quinze ans dans la guerre d’Angola, du Mozambique, des colonies portugaises initiées par Vasco de Gama jadis, encore enfant, dans ces guerres innommables de feu et de sang coulant à flots comme un bateau ivre calfeutrant ses cambuses en trafiquant l’or noir, Casimir dans la rua Augusta, qui mène les touristes vers la place du Commerce (place où jadis les « premiers » enfants des rues réglaient l’ordonnancement des places de parking, place sans charme aucun alors, et qui est devenue piétonne depuis), Casimir dans la rua Augusta a appris.

Les guerres lui ont enseigné le geste,exact, qui consiste à saisir avec une tendresse inouïe le poignet de ta femme, Casimir a appris, par la faim qui a fait de sa vie un unique chemin, un sentier, une sente, jamais une déroute, à parler plusieurs langues, à raconter, loin des ignominies de son vécu, la chance que tu auras avec ce bracelet de cuir autour de ton poignet. Et il est vrai que tu as de la chance, toi, avec tes escudos européens, une chance inouïe de te planter là, sur l’esplanade Sao Pedro de Alcantara, à regarder le soir coucher ses couleurs sur ta vie lisboète.

Rue du XIV juillet, Pau, la population portugaise semble, visuellement, en forte baisse. Mais beaucoup de ces gens, qui ont sensiblement mon âge, et réciproquement, ont vécu les dernières guerres coloniales et la dictature de Salazar, nombre d’entre eux partaient au combat durant deux ans je crois, à l’image de « notre » guerre d’Algérie. Les nouvelles générations, troisièmes pour la plupart, ne retourneront pas au pays. C’est mon avis. Leur avenir est ici. Casimir d’ailleurs va racheter l’épicerie, se spécialiser dans la gibelotte de lapin et la bouteille de rosé à deux euros ( ce qui est assez cher, à l’automne, pour les champignons de Paris, frais émergés des pâturages où paissent nos divines laitières). Casimir est un ami, et carnaval est son habit. Nous verrons bien.

Mais ce n’est rien.

AK Pô 14 06 2013

Le goût de l’existence, avec édulcorants.

Les nouvelles nourritures terrestres du XXIème siècle : http://www.sudouest.fr/2013/06/14/insolite-trafic-de-faux-chocos-bn-saisi-a-marseille-1085517-4776.php

Bientôt la contrefaçon de gens qui, de prime abord, semblent aimables, puis, après le passage en douane, ressemblent plutôt à ça : http://www.sudouest.fr/2013/06/14/affaire-tapie-qui-sont-les-acteurs-du-casting-cinq-etoiles-1085405-5583.php

 

Croquant, craquant, et toujours chocolats, les gens.

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