A la fois rigolo mais surtout très inquiétant ! (on comprend que ce pays ait voté pour Trump)
Dans notre petit pays, où un paquet de vieux politiciens se présentent de nouveau (le plus connu étant Jean Lassalle), Chinette et moi avons préparé ce qui risque demain soir d’être le « plat du jour » national: des cordons bleus. Mais nous les avons réchauffés au Macron-ondes. Nous les mangerons ce soir, des fois qu’ils nous offrent dès demain des plats indigestes que nous devrons bien digérer, de gré ou de force. Qui survivra verra !
Cette photo tout d’abord (dans le lien ci-dessous). Il faut reconnaître la prouesse technique d’une telle réalisation (en espérant que les normes anti-sismiques soient appliquées):
http://img.20mn.fr/UwTlmiv4ReqkBRL_aE_Pmw/960x614_monumental-echangeur-routier-chongqing-chine
Plus proche de nous, Mozart envahit la gare de Rennes, en avant la musique (et les trains arriveront à l’heure):
Bon, c’est vrai, la Modus crachotait du CO2 bien noir quand Chinou appuyait sur l’accélérateur. Mais nous avions réservé l’hôtel depuis fin février, dans lequel nous allons chaque année. Donc, impossible de décommander notre venue, notre court séjour. Et puis, ce festival d’art photographique est un vrai régal. Du monde mais pas de multitude, pas d’agglomérats de gens qui involontairement font obstacle à la visibilité des photos exposées. Un tas de bénévoles très charmants, ouverts, jeunes. Des photos lumineuses, judicieuses, émotionnelles.
Des travaux minutieux, aussi, tels ceux exposés à la gare de Sète (Gilles Coulon).
Et puis, Sète, ville dans laquelle les gens se parlent, qui ne pètent pas plus haut que leur cul, sans doute un des derniers espaces conviviaux que nous pouvons encore partager avec de libres paroles, et de vraies sensations !
D’autres images de Sète dans un autre article.
Images Singulières dure jusqu’au 11 juin, toutes les expos sont gratuites et la ville est « habitée ». C’est un endroit rare !
Voici bien une montagne mythique de Haute Provence qu’il faut avoir grimpé (selon divers moyens de locomotion) au moins une fois dans sa vie : c’est chose faite. Le géant de Provence, ou encore le mont Chauve, est unique, culminant à 1911 mètres au-dessus de la mer (rien à voir cependant avec le Mulhacen, dans la sierra Nevada espagnole, qui érige ses 3479 mètres au-dessus de la Méditerranée, du côté de Grenade).
En voici quelques images, prises par beau temps.
Hermeto Pascoal (né en 1936) est un musicien génial que je suis depuis que je ne suis plus pubère (que ma barbe pousse, quoi!).
Je découvre aujourd’hui Sivuca (1930-2006), hélas décédé, mais qui doit bien faire danser les anges là-haut, en attendant que Richard Galliano le rejoigne (le plus tard possible, merci).
Et cet extrait de l’album superbe « festa dos deuse »
Cui cui les petits oiseaux :
Un château en Espagne est une expression signifiant quelque chose d’impossible ou d’irréalisable. On parle le plus souvent de construire ou acheter un château en Espagne dans l’idée de créer des plans, des projets ou des mécanismes qui n’aboutiront jamais. (wikipédia)
Voilà que cette expression est démentie par les italiens, si l’on en croit l’article ci-dessous :
http://mashable.france24.com/styles/20170517-italie-chateaux-gratuit-tourisme-patrimoine
Il ne reste plus qu’à casser la tirelire pour financer les travaux de rénovation. Enfin un rêve accessible !
(château en Irlande)
Enfin une bonne recette de cuisine politicienne !
Et vive les (quatre) barbus !
Chez Bashung
La nuit je dors, je mens aux morts,
La nuit je viens, je me retiens,
Charmant garçon un peu gascon
J’aime les cons, la nuit m’adore,
Je mords ta peau, tes mains d’or,
La mort n’est rien entre tes reins,
La nuit tu râles, le jour tu pleures,
Que mentent les morts sous tes baisers
Je reviendrai, te retiendrai,
Charmant garçon un peu gascon,
Mais toi qui tant me connais sais
Nul souvenir nulle empreinte retors
Cette nuit sur ton corps glissera.
La nuit je dors, je mens aux morts.
AK Pô
09 05 2017
Ptcq
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Chez Carmen
J’irai dormir dans l’auberge espagnole,
Baiser les putes, boire la gnôle,
J’ épuiserai mes jambes mortes
Dans le bois de mon sexe tendu
A l’aube m’attendront les huissiers
Créances impayées de ma liberté
Et sur l’oreiller sale ton sourire
Tes soupirs, tes balivernes et ton corps cru
Témoigneront de ma culpabilité.
J’avoue avoir menti et ce toute ma vie
En toutes saisons, en plaines déraisons
A hauteur d’horizons, jambes flageolantes
Pince Monseigneur brisant le verre fragile
Liberté surveillée j’épuiserai dans le bois
Mon sexe plein de sève, tes soupirs, tes vents
Mes roupètes et cette roseraie qui sent les yeux fermés.
Mais au poste frontière, au douanier
Qui veut tant t’épouser, tu diras : non,
La place est prise par un contrebandier
Qui a déjà mis ses deux doigts dans l’apprise.
AK Pô
09 05 2017
Ptcq
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Chez les poilus
Tu ne me trouveras pas sur une page blanche l’encre est dans mes pas
Et je marche la nuit pour n’affronter que l’horizon des aubes
Je ne sais d’où je viens où je vais mais j’avance sans le savoir
Sur le même chemin que toi et tu ne me trouveras pas
Dans l’encre sympathique des écrits distanciés, tu sauras
Que la plume et l’envol font les destinées de l’oiseau, que le merle
Dans l’immense privilège que j’ai d’un jardin au pied des Pyrénées,
Pépie en permanence jusqu’à nous casser les oreilles, ok, j’ai voté Macron,
Mais les enfants qui liront ça dans cinquante ans diront quel vieux con,
Il a caressé les promesses de jeunes fessiers arrondis de paresses
Lui qui n’y connaissait rien voilà qu’il comprend tout : signez, ici !
C’est l’aventure de l’homme mort, celui qui croit qu’un meilleur monde
L ‘attend au bout de son fusil. Qui revient de la guerre la feuille blanche
Teintée de sang, oh non, pas du sien, mais celui de son ennemi.
Oeil pour œil dent pour dent. Ils se regardaient depuis des mois,
ils se faisaient des signes d’une tranchée à l’autre et puis un soir
Il a fallu tirer. Il a fallu que les hommes éteignent l’humanité
Pour qu’un concert de feu et d’explosions, d’artifices meurtriers
Voient s’ouvrir une page blanche dans l’encre de leurs pas
Et ce soir, c’est moi qui écris, sans un mot, sans plume, oiseau
D’un meilleur monde qui ne sait d’où il vient, où il va : sinon lui.
(et Jimmy Oihid!)
C’est vrai qu’on aurait pu se marrer (c’est une façon de parler) avec ces lunettes, comme on l’aurait fait avec ces mêmes lunettes munies du gros nez de Jean Lassalle. Mais c’est raté. Espérons que ces paires de binocles portant sourcils en feutre et munies d’un gros faux nez, auquel on peut adjoindre un petit Led (©) clignotant -en bleu-, trouveront un excellent recyclage pour le prochain carnaval ! Hors T-shirts (avec slogan : » je ne sourcille pas, je vote Fillon »). 15000 lunettes pour 30000 euros, une paille !
« extrait du quotidien Sud Ouest :
L’idée ne faisait visiblement pas l’unanimité dans les rangs de l’équipe de campagne de François Fillon. Pour soutenir le candidat Les Républicains, battu lors du premier tour de l’élection présidentielle, son entourage avait fait produire 15 000 paires de lunettes de soleil en plastique surmontées de gros sourcils, révèle ce mercredi Le Point.
Elles devaient servir à « rendre plus sympathique » le candidat, rapporte France Info. Pour compléter la panoplie, chaque militant arborant ces lunettes devait aussi porter un t-shirt sur lequel était écrit : « Je ne sourcille pas, je vote Fillon« .
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