cette belle réalisation picturale photographiée ce jour en plein centre de Tarbes. Ou comment transformer les murs lépreux d’un passage emprunté en espace jubilatoire. Un petit bistrot typé « argentino » dans ce passage. Et Chinette me glisse à l’oreille : « ça ne m’étonnerait pas que ce soit lui qui ait repeint les 30 m de mur. Enquêtons, Chinette, et profitons, Chinou ! »
sur des photos prises ce jour au pied des montagnes, dans un lieu magique (Saint Savin, Hautes Pyrénées), il serait facile pour Chinou de faire apparaître ces merveilleux croquis, taillés à l’encre de Chine, superbement contrastés, comme siens, qu’ensuite les enfants des écoles s’empresseront de colorier. Or, il n’en est rien : ces transformations s’opèrent en un clic, sur Picasa, et le rêve ainsi n’appartient plus qu’à la technique numérique. You are out, but not Knock Out : l’image prise, l’originale, vous appartient en propre. Vous pouvez encore, mais plus pour longtemps, y faire traverser toutes vos fantaisies, ou, mieux, la regarder telle qu’elle était dans vos yeux, au moment de la prise de vue. C’est cette image qui restera le plus longtemps gravée dans vos yeux, dans votre souvenir. Cliques et claques, petits oiseaux : souriants et insouciants.
pour les photos originales (mais pas toutes) c’est ici : http://altpyphot.wordpress.com/2014/02/06/les-saveurs-de-saint-savin-hautes-pyrenees/
Et dire que cela date de 1954 (mais ils étaient quatre) : http://www.youtube.com/watch?v=OJb_vHfVSn4
et eux aussi : http://www.youtube.com/watch?v=69S4GTFJg3A
…pour peut-être reconstruire les mêmes.
Des tonnes de gravats à ramasser, retraiter, et du béton en veux-tu en voilà, remettez le couvert.
1972-2014 : 42 ans !
Nous nous sommes bien amusés !
collages :
le premier : Berlin, Béarn, Saint Sébastien (Donostia)
le deuxième : Londres, Bilbao (Guggenheim), Oloron
les autres : mélanges !
Co-fondateur d’Hara-Kiri dans les années soixante, avec des gens comme Delfeil de Ton, le professeur Choron, Reiser et d’autres, il fait partie de ces gens qui en vieillissant (sauf Reiser qui est mort jeune en glissant sur une peau de banane) se rangent (le Nouvel Obs, Match pour Wolinski, etc). Bref, Cavanna est devenu comme une rafalée de gens de son époque, un de ces vieux que l’imaginaire collectif a oublié, et c’est tant mieux quelque part. Sans négliger pour autant une oeuvre littéraire qui doit encore (?) plaire, mais sur laquelle je n’ai jamais accroché, pour ma part. Ni ignorer la vie d’un homme qui bouffa de la vache qu’il avait lui-même enragée pour mieux survivre en littérature.
Ciao, F.
http://www.20minutes.fr/medias/1285150-20140130-journaliste-francois-cavanna-deced
Je voulais écrire un petit texte sur cette étrange personne, mais n’en ai pas le loisir (le temps). L’article du journal est très bien écrit, et cela suffira pour l’instant. Le plus étonnant, c’est certainement ce genre d’aventure humaine dans une petite région comme le Tarn, qui n’est pas un désert immense, juste un territoire où la vie croise encore la vie. Rien à voir avec l’Alaska, ou d ‘autres comtés états-uniens où se réfugièrent à une époque (beaucoup y sont encore) nombre de survivants de la guerre du Vietnam (par exemple).
http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/25/1803143-penne-comment-l-ermite-vivait-dans-sa-grotte.html
Un artiste étonnant !
A écouter également cet entretien sur France Culture (2012)
: http://www.franceculture.fr/emission-la-poesie-n-est-pas-une-solution-bernard-heidsieck-france-2012-07-26
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