Un beau billet pour agrémenter ce jour férié…
https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel
Il ne faut pas voler aux ours l’auto-médication ou l’alimentation issue des plantes sauvages ! Avec ou sans pesto.
Un Alsacien a consommé pendant plusieurs jours de la colchique cuisinée avec du pesto, pensant qu’il s’agissait d’ail des ours. Il a été victime d’une grave intoxication
Paroles, palabras, palabres sous l’arbre à palabres, là-bas,
En Afrique, au Sénégal, ou alors au pied du Gennargentù,
Fumant une longue pipe en buis près d’un poêle têtu
Sous le regard bienveillant de deux sardes nonagénaires
Moins impatients que ne le serait un rondin de bois se consumant
Qui m’ont pris en otage, par fantaisie ou ennui, souvenir du Passé,
Nous écoutons ensemble les criquets, les cigales le soir
Les griots entament leurs contes en jouant de leurs vocalises
Sur quelques cordes de kora, les sardes nouent les leurs
Arbre à palabres et vieil olivier millénaire aux branches rudes
La sentence ajustée aux maux, les mots autour du cou
Fumant une longue pipe, un komboloï de noyaux aux doigts
Un rosaire qui s’égrène comme une pluie de grains fertiles
Palabras sous les chênes-lièges des plaines de l’Alentejo,
Taureaux sans corridas qu’on veut mener à l’abattoir
Andalousie percluse de soleil sans esclaves africains
Arbres à palabres, paraboles des discours pandémiques,
Les griots remontent ma mémoire, la longue pipe de buis
Sous le chant des cigales, au pied du Gennargentù, fume,
La kora s’égrène et les criquets dévorent les champs de manioc
Alors que, toujours perchés, les oiseaux charognards ,
Cous nus bien rasés portant cravates et rosettes méritoires
Discourent et se moquent, se chamaillent et rigolent
La postérité les clouera sur le tronc de l’arbre des palabres
Quand les vieux sardes et les griots pourront enfin écrire l’Histoire.
05 05 2020
AK
https://www.youtube.com/watch?v=oToZfPGMMBY
J’ai peur. Ni de la cohue ni des transports en commun
J ‘ai peur que ce silence se réhabitue au bruit, au vacarme
Des rues des avenues et des flux de notre société
Ce soir dans le jardin les merles se tutoyaient
Les pipistrelles balayaient l’air et le vent caressait les branches
Dans ce bruissement qui est un langage entre elles et lui
A la nuit tombée, quand les hommes assoupis devant leurs écrans
Entrent en léthargie, s’approchent les animaux de toute taille
Sortent des taillis les hérissons les renards et ma femme
A qui j’ai promis depuis des mois un festin de roi, mais
J’ai peur. Ni des bruits qui courent, ni de l ‘aspirateur,
Juste que peu à peu le soir dans mes oreilles les merles
Les mésanges et les gentils crapauds finissent taiseux
Et ma femme itou. Enfin, ça, je n’en suis pas si sûr.
03 05 2020
AK
Ces pâtisseries peuvent s’accompagner d’un Picon mon amour à l’heure du dessert (ou de l’apéro)
Bon, pour le muguet, c’est râpé! Alors mieux vaut se tourner vers la carotte.
La fin de la campagne de 2019-2020 est marquée par une brusque demande pour la carotte en frais. Cette hausse des demandes a été causée par l’annonce du confinement. La hausse saisonnière des prix a ainsi été amplifiée. (la France Agricole)
En fait, j’en ai un peu/beaucoup marre ! J’ai dit au chat prends un peu ma place, mon imagination est en panne. Il a sauté sur mes genoux, est monté sur la table et a sauté sur le clavier.Voilà le résultat :
vgohmaùkkdkanmnnmi,_è-, ;?
Dans un premier temps, j’ai été surpris, puis quelques minutes plus tard, j’ai compris que mon chat était un véritable génie. Depuis, ses miaulements font date dans les galeries d’art (car il peint également avec ses quatre pattes), dans les salons littéraires dont on extrait maintes de ses palinodies, on le dit savant, découvreur d’un autre espace universel, un mélange de terre et de météorites. Cependant il me coûte une fortune, j’ai du lui acheter un ordinateur rien que pour lui, qui ronronne vingt quatre heures sur vingt quatre, et ses livres sont traduits dans le monde entier, comme celui-ci :
« bbjoauecvbùù_89vbjivfa »
mais seuls ses congénères le lisent, fauchent ses œuvres car ils ignorent ce qu’est une carte bleue, vu qu’ils ne voient la vie qu’en noir et blanc, et en fait lui aussi en a un peu/beaucoup marre, vu que d’habitude je remplis sa gamelle vers neuf heures du matin et qu’avec ce temps difficile que nous traversons je ne me lève qu’à midi…
28 04 2020
(fainéant!)
Deux mains loin des doigts
Demain, qui n’en sait pas plus que moi, râle déjà
Une nuit nous sépare et le matin accouche d’un rat
Je ne sais quels couteaux trancheront l’ici le là-bas
J’écoute le muezzin et pasteurise la peste scélérate
Demain peut-être la lèpre sur tes lèvres, le sel gemme brûlant
Des maux disparus qui de nouveau conquièrent le monde
Tes mains, tes baisers qui comme nous ne savons pas
De quelles couleurs laver nos peines et nos miroirs
Je ne sais quels couteaux trancheront nos déveines
Une nuit nous sépare et l’insomnie nous gagne, toi et moi,
Comme de vieux enfants qui jouent dans le grenier
A cache-cache, soulevant les toiles d’araignées des malles
Peut-être les vieux rats dans les livres rongés, les lèvres
De photos et de vies disparues, aux couleurs délavées
Comme des souvenirs remontent, cheminent les mémoires
Demain, qui n’en sait pas plus que moi, râle déjà.
28 04 2020
détournement de « clandestino » de Manu Chao
Je vais seul avec vos peines
Seule va ma contamination
Courir est mon destin
Pour me moquer de la loi divine
Perdu au cœur des hôpitaux
De la grande Babylone
On me dit le coronavirus
Car je n’ai pas de vaccin
Dans plusieurs villes américaines
J’étais parti terrasser
Des vies je les ai laissées
Entre New York et Frisco
Je suis un trait sur la mer
Fantôme dans la ville
Ma virulence est fulgurante
Disent les autorités
Je vais seul avec vos peines
Seule va ma contamination
Courir est mon destin
Pour me moquer des lois iniques
Perdu au cœur des hommes
De la grande Babylone
On me dit le coronavirus
Car je ne suis pas une arme nucléaire
Covid 19 ? Trump a pris la main
Péruvien virus clandestin
Africain chinois clandestin
Marijuana illégale trop virale
Je vais seul avec vos peines
Seule va ma contamination
Courir est mon destin assassin
Pour me moquer de la loi des humains
Perdus au cœur de la misère
De la grande Babylone
On me dit le coronavirus, le couronné
Car je n’ai pas de pitié, j’avance masqué
Algérien Trump a pris la main sur ton gaz
Nigérian Trump a le KKK pour dégommer les noirs
Bolivien Trump vaporise tes champs de coca
Mano Negra musique virale, Babylone : alone.
29 04 2020
Bien sûr :
Solo voy con mi pena
Sola va mi condena
Correr es mi destino
Para burlar la ley
Perdido en el corazon
De la grande babylon
Me dicen el clandestino
Por no llevar papel
Pa una ciudad del norte
Yo me fui a trabajar
Mi vida la deje
Entre Ceuta y Gibraltar
Soy una raya en el mar
Fantasma en la ciudad
Mi vida va prohibida
Dice la autoridad
Solo voy con mi pena
Sola va mi condena
Correr es mi destino
Para burlar la ley
Perdido en el corazon
De la grande babylon
Me dicen el clandestino
Por no llevar papel
Mano Negra clandestina
Peruano clandestino
Africano clandestino
Marijuana ilegal
Solo voy con mi pena
Sola va mi condena
Correr es mi destino
Para burlar la ley
Perdido en el corazon
De la grande babylon
Me dicen el clandestino
Por no llevar papel
Argelino clandestino
Nigeriano clandestino
Boliviano clandestino
Mano Negra ilegal
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l´on s´en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d´oreilles
Cerises d´amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu´on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d´amour
Évitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d´amour
C´est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m´étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J´aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur
https://memoirechante.wordpress.com/2011/04/08/jean-baptiste-clement-le-temps-des-cerises/
À la vaillante citoyenne Louise, l’ambulancière de la rue Fontaine-au-Roi, le dimanche 28 mai 1871.À la fin des paroles, il explicite cette dédicace :
« Puisque cette chanson a couru les rues, j’ai tenu à la dédier, à titre de souvenir et de sympathie, à une vaillante fille qui, elle aussi, a couru les rues une époque où il fallait un grand dévouement et un fier courage ! Le fait suivant est de ceux qu’on n’oublie jamais : Le dimanche, 28 mai 1871 […] Entre onze heures et midi, nous vîmes venir à nous une jeune fille de vingt à vingt-deux ans qui tenait un panier à la main. […] Malgré notre refus motivé de la garder avec nous, elle insista et ne voulut pas nous quitter. Du reste, cinq minutes plus tard, elle nous était utile. Deux de nos camarades tombaient, frappés, l’un, d’une balle dans l’épaule, l’autre au milieu du front… »
« Nous sûmes seulement qu’elle s’appelait Louise et qu’elle était ouvrière. Naturellement, elle devait être avec les révoltés et les las-de-vivre. Qu’est-elle devenue ? A-t-elle été, avec tant d’autres, fusillée par les Versaillais ? N’était-ce pas à cette héroïne obscure que je devais dédier la chanson la plus populaire de toutes celles que contient ce volume3 ? »
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