Catégorie : écrits ici et pas ailleurs (heureusement!)

Pensées noires et blanche négritude

Pendant des décennies on défie l’âge qui descend Les escaliers, les maladies et les concierges immobiles Puis tombe le verdict : la vieillesse et les maladies Qui en racontent plus que tout langage codé La Mort s’installe au rez de chaussée Et les envies de… Continue Reading « Pensées noires et blanche négritude »

Josiane, quelle guerre est-elle perdue ?

Josiane était nue sous la couette du lit aucun corps étranger, ne pouvait pénétrer l’entresol qui régit habituellement l’usage du matelas et du cocon duveteux. C’était une règle que ni elle ni lui, Robin, ne pouvaient transgresser. Quand il est venu se coucher, la… Continue Reading « Josiane, quelle guerre est-elle perdue ? »

Barbichette, je te tiens !

Je me demande quels impacts du temps ont marbré de leurs meurtrissures ma jeunesse pour me rendre joyeux aujourd’hui devant un verre de vin vieux comme moi, et face à ces souvenirs fugaces qui me reviennent par vagues, qui l’égayent sans s’égailler, aussi rares… Continue Reading « Barbichette, je te tiens ! »

Canaillou

Comme mon Burger n’était plus chaud, vu que le livreur s’était ramassé sur le macadam j’ai mangé des frites faites maison dans ma vieille friteuse (avec du ketchup). Et puis j’ai ouvert une boîte de nourriture pour chats (marque Canaillou) et l’ai dévorée à… Continue Reading « Canaillou »

La colombe de Picasso

Regarde, bel enfant, comme la branche d’olivier Que le vent pousse sur la route s’éloigne Dans le brouillard de l’aube, telle la colombe Sur le dessin parfait de Picasso sur la vitre En deux gestes la poésie, l’envol et la magie Que ses doigts… Continue Reading « La colombe de Picasso »

Thomas, Thomasine

Le jour de son anniversaire, Thomas se regarda dans le miroir de la salle de bain. Il avait dix ans. Toutes les fioles, les onguents et la mousse à raser qui trônaient sur la tablette de verre lui firent verser d’abondantes larmes. Il se… Continue Reading « Thomas, Thomasine »

Rions un peu (mais pleurons aussi) sur la connerie ambiante !

Deux frères de 26 et 27 ans, comparaissaient devant le tribunal correctionnel pour des violences au cours d’un concours de pétanque. Infos : « la Dépêche » Condamné à 400 ans de prison, il est finalement… innocenté après avoir passé 34 ans derrière les barreaux (la dépêche-toi… Continue Reading « Rions un peu (mais pleurons aussi) sur la connerie ambiante ! »

Un parachute accroché à la patère

J’ai attendu quelques décennies avant de comprendre que la naissance en ce monde entrait en même temps que la corruption de la mort. Tous les cliquetis terrestres n’étaient que des signes incertains et logiques de ce qu’était la vie. Je n’ai plus la force… Continue Reading « Un parachute accroché à la patère »

Flamenco au café Buenaventura

Juan avait mis du temps à vieillir et pourtant chaque nuit, quand ses paupières se fermaient, il revoyait cette femme qui était entrée dans le café Buenaventura, bondé d’hommes venus d’un peu partout, des environs comme des provinces reculées voire de pays lointains, buvant,… Continue Reading « Flamenco au café Buenaventura »

Circonstances analgésiantes.

J’ai regardé par la fenêtre : il n’y avait qu’une pluie fine. J’ai pris le revolver, l’ai palpé Sans avoir l’idée de tirer les rideaux. Mon index a longé le canon. Je dois admettre que j’ai joué, Longuement. À la fenêtre, un rideau gris constellé… Continue Reading « Circonstances analgésiantes. »