Chinette et Chinou se sont rendus sur place pour le constater. Ils sont rentrés déçus, pensant que la Bruges flamande viendrait s’installer dans le Béarn, et que l’autre, celle qui colle à nos basques, s’en irait faire un tour là-bas. Attendons le réchauffement climatique à l’ombre des pommiers, en regardant les chats jouer à la pétanque (avec les pommes vertes).
Pour ceux qui veulent mourir oubliés du monde, des logements sont disponibles (nous y avons croisé un couple d’anglais)…
Images du patelin:
cet article publié dans « Sud Ouest » du jour, qui en dit long sur la bêtise humaine et le sans gêne imbécile. Révoltant !
Dans cette jolie bourgade maritime qu’est Comillas, il aurait été idiot de passer sans le voir le (petit) palais art déco dont Gaudi fit les plans, laissant Cristobal Cascante édifier l’ensemble. Peu d’oeuvres de Gaudi existent en dehors de Barcelone (une autre bâtisse, plus conventionnelle, en Galice?). Voici donc une occasion de découvrir « le caprice », sans faire de queue interminable (cf la Sagrada Familia).
Les photos sont de Chinette, la carte mémoire de Chinou ayant bugué -super râlant de se retrouver avec zéro photo!-. Heureusement, Chinette était là !
PS: une autre fois, nous évoquerons Hunterwasser, dont le style se rapproche un peu de celui de Gaudi.


































Santander n’est pas, comme Bilbao, une ville d’art. Il est vrai qu’une partie de la ville ancienne a brûlé dans un incendie, en 1941. (1783 habitations, 37 rues et 583 commerces disparurent. La reconstruction se fît selon l’architecture de l’époque, donc sous Franco, et ressemble à la majorité des entrées des grandes villes : immeubles tristes, sales, bref comme l’ambiance du pays sous le régime du généralissimo… (cf SANTANDER dans Wikipédia).
Quelques images, prises en centre ville, ainsi que dans la partie résidentielle, en bord de mer (le Sardinero).
A noter la liaison maritime Santander-Brighton, pour les migrants désireux de se rendre en Angleterre…
Entre la plénitude que révèle les rives de l’embalse del Ebro (fleuve le plus long d’Espagne, et le seul qui se jette en Méditerranée), fleuve qui vit naître l’armée républicaine et fut écrasée par Franco ( https://www.youtube.com/watch?v=NgQOkPE0rTI), les pré-montagnes aux murets de pierre (la province est essentiellement tournée vers l’élevage bovin ovin et porcin), les plages dans des anses parfois étroites et rocailleuses s’insinuent. Côte d’Emeraude, eau fraîche, temps changeant, routes aux limitations de vitesse permanentes…
La Cantabrie est un melting pot de styles et de manques de style, les fermes côtoient les villages, les bourgs ne sont pas structurés, les couleurs et les architectures laissent à désirer. Heureusement pour les marcheurs, Saint Jacques de Compostelle n’est encore qu’à 5 ou 600 kms…
Quelques images :
juste pour le plaisir cet extrait de « un filet de fumée » d’Andrea Camilleri (chez Fayard):
« …c’est un poème, expliqua le marquis à l’intention de Lemonnier, qui parle d’un marché que passent un âne et un lion qui ont un bout de chemin à faire ensemble et qui, pour s’épargner de la fatigue, décident de procéder ainsi: le lion fait la première partie du trajet monté sur l’âne, et le contraire pour la deuxième partie. Or la première partie est toute en montée et, pour ne pas glisser en arrière, le lion plonge ses griffes dans la chair de l’âne. L’âne se plaint, il saigne et il a mal, mais rien à faire, un marché est un marché et pour rester sur son dos, le lion n’a pas d’autre moyen, ce n’est pas de la mauvaise volonté de sa part. Puis c’est la deuxième partie du chemin, et c’est l’âne qui monte sur le lion. Mais cette fois-ci, c’est de la descente, et l’âne risque de se casser la figure en glissant en avant. N’ayant pas les griffes du lion, mais seulement des sabots qui ne permettent aucune prise, l’âne n »a qu’une ressource… »
Et là, il s’arrêta, passant d’un coup d’oeil la balle au père Imborbone.
« …sortir ce qu’on appelle le cinquième pied, le troisième chez l’homme, si je ne m’abuse », continua le père Imborbone, content comme Barabas à la passion, « l’enfiler d’un coup d’un seul au bon endroit sans s’occuper des cris du lion, s’y ancrer fermement et tenir tâti. (tenir bon). »