Les enfantillages du mercredi (et les menaces des pays fous)

Trouvé dans le Huffington post cet article amusant, à l’heure où la Corée du Nord menace d’envoyer des bombes sur Hawaï (et jusqu’au Pentagone, tant qu’à faire).

lien : http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/26/hawai-touriste-retrouve-appareil-photo-perdu-six-ans-avant_n_2955862.html?utm_hp_ref=fr-insolite

Plus sérieux, concernant la Corée du Nord, dans Le Monde :  http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/03/27/reunion-des-dirigeants-pour-discuter-de-l-avancee-victorieuse-de-la-revolution-coreenne_3148451_3216.html

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les mardis de la poésie (et des fables) : » le loup et le chien », de Jean de La Fontaine

Après avoir pris cette photo ce matin, il fallait bien trouver quelque chose en rapport avec ce gros toutou !

Le Loup et le Chien

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.  »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

Jean de la Fontaine

référence du lien ici

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le noir et le blanc sont la superbe élégance des émotions

Un clip magnifique, certes déjà galopant sur le Web, mais d’une magistrale tenue : http://twistandsound.com/2013/03/25/woodkid-the-golden-age/

A noter que Woodkid, en dehors d’être un artiste excellent, est né à Lyon. Comme mon chat. Dont voici le pedigree : http://fr.wikipedia.org/wiki/Woodkid

Bonne lecture, avec les puces incluses.

PS: désolé pour les abonnés, ce soir je récidive !

plus au sud (South Afica, exactement), en black and white itou (WARNING !) : http://www.youtube.com/watch?v=8Uee_mcxvrw

Gloups !

more : http://www.chartsinfrance.net/Die-Antwoord/news-80113.html

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« quel est le fruit le plus féminin ? L’ananas! » (les blagues CARAMBAR)

On a eu chaud ! la célèbre marque de confiserie a fait le buzz en annonçant que les blagues enserrées dans les emballages des carambars, eh bien, c’était fini !

Chinette a appris en lisant Le Monde que finalement … http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/03/25/caramba-la-fin-des-blagues-carambar-cetait-une-blague/

Ouf !!!

Le carambar est né en 1954 à la suite d’une erreur de manipulation d’un ouvrier qui a mélangé par inadvertance du cacao et du caramel. Les blagues datent seulement de 1969 et rien qu’en 2012, un milliard de barres ont été consommées rien qu’en France ! Il serait dommage de se passer de ces grands moments de rire comme « Que dit un oignon quand il se cogne ? Aie  » (extrait du blog : http://blog.seniorenforme.com/)cité par le Monde.

Comme Chinou a avalé tout le stock de Carambar pendant que Chinette lisait le journal, il ne reste qu’un auto-portrait de celui-ci dans le déballage de nos bêtises.

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une bourgade au pied des Pyrénées, un samedi des Rameaux

Il n’est pas que les grandes villes pour véhiculer le vide. Le silence des petits bourgs qu’endommagent les voitures bruyantes en passant contribuent à ce que l’on appelle ici « la vie ». Car le véritable silence des campagnes, c’est la mort pure et simple des villes qui en dépendent. Soit tout le monde.

De cette subtile citation de Georges Clémenceau (dit « le Tigre ») : « les cimetières sont pleins de gens irremplaçables qui ont tous été remplacés »

Photos prises à Arudy le 23 03 13, Pyrénées Atlantiques, France…

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Trop tard ! saint Patrick a quitté Temple bar ! (la fête est finie)

Déambulations dublinoises  entre Temple Bar (quartier qui doit son nom à William Temple, recteur du Trinity Collège, dans le secteur historique de Dublin, mais tout le monde sait cela) et saint Patrick’s cathedral (may be). Un autre aspect de Dublin, une ville que la Liffey coupe en deux, le nord de la ville étant plus hard dans certaines rues que le côté sud, touristique et bien habillé de murs en briques  et de portes aux couleurs gaies. Mais ce sera l’objet d’une troisième balade  (la première est à retrouver à la date du 5 janvier 2013 de ce blog).

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Les nouvelles cheminées de la papauté (la photo du jour)

Comme quoi, derrière les HLM, saint Pierre guette ses ouailles !

(photo: clocher de l’église saint Pierre, à Pau, prise sous un certain angle !)

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C’est le printemps ! (chronique : les saisons oubliées !)

Vive les bourgeons et les journée plus longues, plus chaudes et plus ensoleillées du printemps

Début du printemps : mercredi 20 mars 2013
Fin du Printemps : Jeudi 20 Juin 2013

Avec une petite vidéo sur Alexandre Vialatte (auteur éternel de l' »almanach des quatre saisons ») : http://www.ina.fr/video/I05234347

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les mardis de la poésie : Louis Aragon

 

La rose et le réséda

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l’un fut de la chapelle
Et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu’elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle
L’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L’alouette et l’hirondelle
La rose et le réséda

Louis Aragon, 1944

 

Ce poème a été mis en musique par le groupe « La Tordue », une réussite !

http://www.youtube.com/watch?v=dUuz2ufAaOE

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