Décryptage de la chanson de Bashung « la nuit je mens », car rien n’est simple (ni la mélodie, ni les paroles) et tout est magnifique.
Beaucoup de liens, mais qui nous attachent en même temps qu’ils nous libèrent d’un doute : Bashung était un grand bonhomme.
Par contre, Chinette et moi ne sommes pas du tout contents du sort réservé à M. Chat, dont le minou est trop sympa .
A la fois rigolo et triste (quand on entend les réponses des gens présents)
https://www.franceinter.fr/emissions/le-moment-meurice/le-moment-meurice-10-octobre-2016
petit bonus dégoté à l’instant :
Une vieille chanson pour faire la sieste sans être dérangé par son Smartphone : https://www.youtube.com/watch?v=fmGIqNkXcqc
Sortie aujourd’hui en salles d’un documentaire qui vaut d’être vu (rien à voir avec « les pépites » de la starlette de télé-réalité qui peut aller se selfier sur une île déserte sans internet). Si ce film passe près de chez vous, allez-y !
Interview du réalisateur ici : https://www.youtube.com/watch?v=KFCoXl0IIs4
Article paru dans Sud Ouest du jour : http://www.sudouest.fr/2016/10/05/cinema-les-avis-de-la-semaine-2524341-4690.php
allons danser à Biarritz avec le maintenant vieux Kid Creole, retrouvé au fond d’une valise des années 80…
plus ringard :
Cinq jours à Lisbonne, où je n’étais pas retourné depuis cinq ans (c’est la cinquième fois que je m’y rends, la première étant fin 1974, après la révolution des œillets, puis la suivante alors que la place du Commerce n’était qu’un vaste parking où les enfants des rues faisaient la circulation, puis, puis, puis…). Mais il y a toujours dans une capitale des endroits où l’on n’a jamais mis les pieds, sans rechercher les banlieues ou les endroits non fréquentés par les touristes (je ne me sens pas d’y aller, vu mon âge). De plus Chinette trottine peu, et nous avons de ce fait pris métro, electricos et bus pour nous déplacer et éviter les escaliers qui serpentent sur les sept collines lisboètes.
La ville évolue, certains quartiers sont en pleine mutation (Martim Moniz), le tourisme devient omniprésent (en saison estivale) et les petits plaisirs (tram 28, elevador de santa Justa par exemple) voient naître d’imposantes files d’attente qui donnent envie de fuir. La ville est également truffée de tuc-tuc en tout genre, ce qui n’existait pas en 2011.
Bien entendu, voici un bon gros paquet de photos dont certaines avec légende (gasp!) pour ne vous perdre qu’à moitié dans la ville du marquis de Pombal !
PS: le retour à Lourdes s’est fait d’un seul tenant (1100 km en 11 h) depuis Lisbonne : belles autoroutes (gratuites en Espagne) dégagées. Et puis, les minous nous manquaient !
La nuit, j’ignore pourquoi, les mots sont plus longs à circonvenir aux idées qu’en pleine clarté. Est-ce l’ombre grise des chats qui batifolent, le frottement des fantômes contre le dos de l’homme qui écrit, ou la mort qui s’approche d’un lit dans lequel on a peur soudain de se coucher, je ne sais.
Alors, les mots viennent et s’assoient à ma table, dans la cuisine, et les chats retrouvent des couleurs, sous la lumière artificielle que les fantômes contribuent à créer, autour de nous. La nuit est tombée à nos pieds, et nous foulons l’épais tapis persan de rêves qui jamais plus ne voleront mille et une nuits, aucuns soleils d’Orient. J’ignore pourquoi les mots ne nous font plus voyager, pourquoi les hommes mentent sans sentir la menthe dans le thé, l’amante dans l’amour, pourquoi le jour est un vague souvenir et pourtant j’écris, à l’ombre des chats qui jouent dans la cuisine, comme des enfants.
Il paraît qu’un chien, enfermé dans une pièce avec son maître décédé, meurt de faim à ses pieds, alors qu’un, ou plusieurs chats affamés, dévorent le cadavre. Aimeront-ils les cheveux et la barbe de celui qui les a enfermés dans son cercueil, plongé dans une nuit dont, j’ignore pourquoi, je me réjouis d’en devenir fantôme ? Une nuit d’écriture, le dos tourné aux étoiles d’un ciel abasourdi par tant de misère humaine, longeant les rues de feuilletons répétitifs, de lettres capitales et de misères nationales, comment résister à ce besoin d’écrire comme un criminel qui, avec sa plume, gourmande le sang et pique dans les veines des lecteurs amorphes ce produit proscrit par les sociétés nouvelles : la sensibilité.
Quelle ironie distille-t-il dans ses propos qui n’ont ni queue ni tête, et inversement, à le lire on se demande pourquoi les chats se grisent la nuit en buvant le sang des souris Bloody Mary, on se demande pourquoi les fantômes sont plus explicites et nombreux que les femmes en burkini, et puis aussi, il faut le dire, pourquoi tout le monde se fout du monde, et de la Planète désormais pleine de bleus.
« -mais comment réagit votre compagne à de tels propos ? » (BFM radio)
« -elle boit du thé avec son amante et fume mes poils et cheveux dans de petits calumets. Pour le reste, je l’ignore. »
« Merci d’avoir répondu à nos questions, qui n’en sont pas mais on est payé pour ça, tagada tsoin tsoin »
Bon, Chinou, tu vas pas nous en faire trois pages !
Non, mais je pourrais en faire un bon chapitre, ou quelques chats pîtres (ah ah!)
17 09 2016
AK Pô
Le musée des Beaux Arts de Bilbao accueille une expo de sculptures hyperréalistes (jusqu’au 26 septembre) à tomber sur le cul, si l’on en juge par l’article agrémenté de photos paru dans Sud-Ouest ce jour :
(pas trouvé d’autres infos sur le guide du musée lui-même)
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