La demeure du chaos, quel beans !

Située dans la banlieue lyonnaise, cette « demeure du chaos » dérange depuis pas mal d’années les riverains et est l’objet d’une longue procédure (demande de remise en état des lieux),  pour ce qu’en dit l’article de wikipédia qui lui est consacré. Rien à voir avec la maison du facteur Cheval ! Les liens mis en ligne ici vous permettront d’en savoir un peu plus sur ce nouvel espace « culturel » mutant.

Les bonnes petites maisons d’édition : monsieur toussaint louverture

Cette petite maison d’édition, sise à Bègles ( minuscule localité où se trouve également le « musée de la création franche« ), offre une littérature qui sort du commun, par la grande porte de l’Humour, pour se réchauffer au soleil en hiver ou embrasser l’été le lecteur qui attend à l’ombre , quand elle (la littératour) ne le tire pas par les pieds pour lui recoudre le museau sur les bords de la Garonne, dans le but essentiel de raviver son odorat. Car, il faut bien l’admettre, les meilleurs bouquins sentent souvent le bouc. Ce qui est admirable, chez   monsieur toussaint  louverture, c’est que cette odeur de bouc fusionne le parfum des anges littéraires,et l’élégance de ces paginations nubiennes qui servent et versent l »ambroisie des mots dans de petits verres aux sons cristallins.

Chinette est d’accord avec cette analyse. La livraison est assurée par François Dominique Toussaint de Bréda himself.  Quel talent !

Les faits divers amusants

S’il s’agit  dans cet article du Monde d’un blindé léger, en l’occurrence une tortue (dont le propriétaire est également cabossé du cortex, ce qui est tout à fait californien -on se demande pourquoi l’animal n’était pas affublé d’une webcam, pour entrer dans la farandole des you tube et autres faces d ‘e-bouc), la tentation demeure grande pour nous, maigres européens que la Crise sublime, de tenter l’expérience avec un pachyderme, en le faisant sauter en parachute depuis un Rafale . L’impact publicitaire serait alors planétaire ! Et les états-uniens bien ridicules, avec leur tortue ( une cistude du lac Michigan, même pas une bonne vieille carapaçonnée des Galapagos).

Allez, et que la meilleure connerie soit récompensée par quelques coups de pied aux fesses !

Le lagerstroemia est certes un bel arbre, mais qui a dit  » Et vive l’Aspidistra ! »?

Aujourd’hui étant le jour des courses, il n’est pas possible  de parler d’autre chose que du lagestroemia,  bien que George Orwell nous ait conté  l’aspidistra , mais à une autre époque, quand les bouquins ne se vendaient pas dans les supermarchés. « Et vive l’Aspidistra » reste un très bon livre, exactement comme le lagerstroemia demeure un beau petit arbre.

Bon, qui pousse le caddie, Chinette ?

rentrée littéraire : 646 bouquins dans le cartable

Comme chaque année, les bouquins sortent des imprimeries pour chercher un petit coin où passer l’automne et l’hiver. Cette année verra environ 200 oeuvres de littérature étrangère, environ soixante dix de premiers romans, et le reste…finira très vite au pilon, s’il n’est soutenu par une campagne publicitaire bien commerciale et quelques prix parfois bizarrement attribués. Mais ne négligeons pas notre bonheur : les auteurs travaillent toute l’année et chacun de nos petits chéris trouvera sa place dans la bibliothèque, caressé des yeux d’année en année, annoté par la main puérile d’un lecteur étonné, agréablement surpris, ou tout simplement ravi (sinon, c’est cheminée direct)

Ainsi, même s’il n’est pas nouveau, ce roman de Dany Laferrière : « chronique de la dérive douce », ou encore « Op Oloop », de Juan Filloy (le seul auteur qui ait traversé trois siècles!-(1894-2000)). et encore bien d’autres, dont il sera question ici, si je ne deviens pas aveugle par amour…de la lecture ?

tirs de joie et larme à gauche

Lu dans Sud-Ouest cet article :

Tirs de joie lors d’un mariage : le nouvel époux tué

c’est en effet à mourir…de rire !

enfin, comme dit le proverbe : « Quand la barbe de ton voisin brûle, arrose d’eau la tienne », indique un proverbe sahélien.

Mais en continuant ainsi, il faudra instaurer le couvre-feu partout au moyen Orient, ou prendre la poudre d’escampette avec une jolie bédouine avant que les coups ne fusent…

Le mois d’août ne finira donc jamais?

Pendant que la jeunesse rigole bien planquée derrière les vitres, avec la clim qui marche à bloc, nous, les pauvres citadins qui devons faire nos courses à pied, avec le petit caddy pliant et le vieux chien chien de mémère, on sue et on ne transpire pas l’allégresse,  pas vrai, On ?

« – ouarf ouarf !

« – comme tu dis, mon toutou; mais si t’en vois un sortir du café, n’hésite pas à lui montrer tes crocs !

« – ouarf ouarf ! »

Et ainsi de suite. Que c’est nul, de vieillir au mois d’août, Chinette !

Alors, ces vacances, c’était bien ?

« – Ben dis donc, t’as pas trop bronzé, ma poulette, et en plus tu tires une sacrée tronche !

« – j’étais pas en vacances, je gardais les moutons. Mais par en-dessous, étendue sous le troupeau, parce que j’ai peur du loup et des ours !

« – la prochaine fois, garde un phare, tu seras plus lumineuse, mon canard !

« -j’y penserai, j’y penserai… »

Les effets secondaires de la chaleur

De notre observatoire privilégié, Chinette et moi avons constaté ce curieux phénomène : sous l’effet de la température excessive, les tourelles montent plus vite que d’habitude, déstabilisant le paysage et fragilisant les constructions. En effet, si ces miradors en arrivent à atteindre trois fois la hauteur des bâtiments sur les lesquels ils reposent, le risque d’une crise immobilière sera imminent, et les prix s’écraseront au prochain mouvement social sur la tête des gens expulsés de chez eux, gens ne pouvant rembourser les lourds crédits concédés par des banques véreuses pour l’achat d’appartements hors tourelles prévues au départ, mais qui poussent toutes seules, par cette chaleur excessive. Vivement que cela cesse !

canicule on the rock

La chaleur envahit les réfrigérateurs et la calotte glaciaire du petit pôle nord du congélateur fond à vue d’oeil. Les esquimaux à peau chocolatée suintent et bientôt leur chair vanillée laissera place à un vieil os de morse en micocoulier. Pendant ce temps les forêts brûlent, comme chaque été, dans l’hémisphère nord, incendies  initiés par des malades ou des inconscients.

Il ne nous reste qu’une chose à faire : descendre au Carlton de Cannes pour y voir des oeuvres originales de René Gruau, ce géant de l’illustration de mode :

Pour un coup d’œil privilégié sur le travail de l’illustrateur, la galerie Sylvie Nissen de Cannes propose tout l’été une exposition d’oeuvres originales : « René Gruau, le maître des élégances ». Deux options pour une leçon de style unique.

Ensuite, baignade au pied du Martinez, un martini James Bond en main, avec sa paille.