Bon début avec cette anecdote testostéronée :
«
Attrape moi si tu peux ! Et l’Agence Mondiale anti-dopage les aurait attrapés. L’enquête date même de 2017. Une nouvelle méthodologie s’appuyant notamment sur des sources anonymes et des analyses d’experts a été utilisée.
Elle a montré que certains haltérophiles ont eu recours à des athlètes leur ressemblant. Appelés des « substituts » et « s’étant fait passer pour des sportifs pendant le processus de prélèvement de l’échantillon pour faire en sorte que de l’urine propre soit fournie de manière frauduleuse », a indiqué l’agence basée à Montréal. »
A lire ci-dessous :

Changement de registre :
« Ce vendredi, alors que les eurodéputés viennent de décerner le Prix Sakharov des droits de l’homme aux « femmes et hommes de l’opposition démocratique en Biélorussie », nous nous intéressons à l’une des grandes figures de cette opposition, l’écrivaine Svetlana Alexievitch. » (France Culture, voir lien un peu plus bas)

Autrement plus sérieux, Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature 2015), et sa transcription des témoignages des victimes de Tchernobyl, catastrophe planétaire d’avril 1986
Cette série en 5 épisodes est glaçante et humainement très forte. Je mets ici le dernier épisode, qui m’a secoué, mais la série entière (24 minutes/épisode) est à écouter.
France culture (article complet)
« Dans La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse, l’écrivaine a interrogé les hommes et les femmes ayant subi la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et retranscrit leurs témoignages, leurs sentiments, leur souffrance, leur état d’esprit et leur vision de la vie après l’accident… »
Episode 5 (durée 20 minutes)

Une pincée d’humour avec Tanguy Pastureau : « vous n’effacerez pas Beethoven«

Enfin, la recette (simple)en vidéo du pot au feu, avec Marie Claire !
Merci Marie Claire!
https://www.marieclaire.fr/cuisine/pot-au-feu-la-recette-classique,1189443.asp
J’allais oublier ! l’ex président de reporter sans frontière…
in « la Dépêche du Midi«
«
Mardi 20 octobre, quatre individus, qui participaient à une partie de chasse en pleine nuit, se sont tiré dessus en voulant abattre un sanglier.
Mardi 20 octobre, vers 22h45, les pompiers d’Agde ont dû intervenir lors d’une partie de chasse qui a mal tourné, au domaine du Grand Rudel, à Vias, dans l’Hérault. Comme le rapporte Midi Libre, quatre individus étaient en effet partis pour chasser le canard quand ils auraient aperçu un sanglier. Ils auraient alors fait feu, mais se seraient tiré dessus.
Deux hommes ont été blessés. L’un d’eux a été atteint au ventre et au niveau du membre inférieur. Il a été évacué à Montpellier en urgence absolue, rapportent nos confrères. Le second a été touché aux jambes et a été évacué à l’hôpital de Béziers.
Les gendarmes de la compagnie de Pézenas sont en charge de l’enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
poème tiré du site : https://stihipoeta.ru/3789-oktyabrskaya-pesnya.html
J’ai toujours dit que le destin est un jeu …
J’ai toujours dit que le destin est un jeu.
Pourquoi avons-nous besoin de poisson, puisqu’il y a du caviar.
Que le style gothique gagnera, comme l’école,
comme la capacité de traîner sans se faire piquer.
Je suis assis près de la fenêtre. Aspen à l’extérieur de la fenêtre.
J’en ai adoré quelques-uns. Cependant, c’est fort.
Je croyais que la forêt n’était qu’une partie du journal.
Quelle est l’utilité de la vierge entière, s’il y a un genou.
Que, fatigué de la poussière soulevée par le siècle, l’
œil russe se posera sur la flèche estonienne.
Je suis assis près de la fenêtre. J’ai fait la vaisselle.
J’étais heureux ici et je ne le serai pas.
J’ai écrit que l’ampoule contient la terreur du sol.
Cet amour, en tant qu’acte, est dépourvu de verbe.
Ce qu’Euclide ne savait pas, qu’en descendant jusqu’au cône, la
chose acquiert non pas zéro, mais Chronos.
Je suis assis près de la fenêtre. Je me souviens de ma jeunesse.
Parfois je souris, parfois je crache.
J’ai dit que la feuille détruisait le rein.
Et que la graine, tombant dans un mauvais sol,
ne germe pas; qu’une prairie avec une clairière
est un exemple de masturbation, donnée dans Nature.
Je m’assois près de la fenêtre, étreignant mes genoux,
en compagnie de ma propre ombre lourde.
Ma chanson était sans motif,
mais elle ne peut pas être chantée en chœur. Il n’est pas étonnant
que
personne ne mette les pieds sur ses épaules en récompense d’un tel discours .
Je m’assois dans le noir; comme un rapide, la
mer gronde derrière le rideau ondulé.
Citoyen d’une époque de second ordre,
je reconnais fièrement
mes meilleures pensées comme des biens de second ordre , et
je les présente aux jours à venir comme une expérience de lutte contre l’asphyxie.
Je m’assois dans le noir. Et elle n’est pas pire
dans la pièce que l’obscurité à l’extérieur.
Auteur : Joseph Brodsky
En savoir plus sur l’auteur (pour les curieux) :https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Brodsky

source page ci-dessus : https://www.persee.fr/doc/cmr_0008-0160_1966_num_7_3_1678
source : Wikipédia
En Belgique, cafés et restaurants ferment lundi pour quatre semaines et un couvre-feu entre en vigueur de minuit à 5 heures pour endiguer la « montée en flèche » de l’épidémie.
Vendredi, le pays de 11,5 millions d’habitants recensait près de 192 000 cas de coronavirus et 10 327 décès, ce qui en fait l’un des pays européens les plus endeuillés par la pandémie rapporté à sa population.
Mais les belges s’en sortiront, comme toujours, par l’humour ! Alors courage et rions un peu dans ces temps plus que grimaçants !


Tous nous sommes fauchés par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s’effacent devant les droits de l’asticot.
Je me souviens très bien de cet instant. C’était une fin de repas bien arrosée. Les flûtes jouaient l’air de Papageno et Papagena dans le champagne et les enfants dans le jardin piaillaient sous la nouvelle lune. C’est alors que tous mes mots se sont rassemblés dans mon assiette. Ce fut un chahut silencieux qui de toute manière n’intéressait que moi. L’assiette était presque vide, il restait des éclats de pâtisserie et un peu de crème Chantilly sur les bords. Les mots frétillaient comme des têtards, des larves de moustiques, des spermatozoïdes oubliés dans mes rêveries nocturnes. Il y avait autant de mots que de phrases mal construites, de renonciations quant à l’apprentissage des règles de grammaire que ma grand-mère tentait de m’inculquer pendant que ma mère, dans la chambre de l’étage, récitait l’alphabet.
J’avais, bien des années auparavant, joué avec les lettres dans le bouillon qui précédait le pot au feu (que l’on cuisinait sans couvercle). Mais c’est à l’école que j’ai appris à écrire, puis à lire, sans qu’un taré vienne me/nous couper la tête. Ce soir là, donc, les mots que j’avais écrits, prononcés, murmurés, étaient là, dans l’assiette sèche. Ils faisaient soupe et moi, chabrot. On dit qu’il faut que l’eau ruisselle dans les caniveaux pour emporter l’imagination vers les grands bateaux amarrés dans les ports maritimes. Mais que fait-on de celle qui résiste, au fond des assiettes, gouttes salées, pâtisseries légères, sinon leur faire payer leur manque de courage.
Je comprends qu’il est difficile d’imaginer cette scène. Les mots vous regardent, comme des blobs, sans yeux ni corpulence, mous et terriblement présents, incontrôlables, ils vous chatouillent, vous grattent le cervelet et finissent par vous envelopper d’une extrême solitude, car ils n’existent que pour eux-mêmes, et qu’en cela vous êtes leur pantin, leur clown, et parfois leur ombre, quand ils défilent en ribambelle dans les rues de la cité.
Mais revenons à ce vague souvenir, où les flûtes s’enchantaient, que le brouhaha de la soirée laissait peu à peu la nuit, femme rude et belle, devenir reine. Les lettres dans mon assiette je le vis se ressoudèrent, formant des mots que depuis ma plus tendre enfance j’avais appris à surprendre, bien que j’en ignorasse le sens. Le vermicelle de mon enfance, je l’avais avalé, pendant les leçons de grand-mère et l’alphabet de ma mère. Langues maternelles.
Aujourd’hui, je suis vieux. Ce ne sont pas les vermicelles ni le missel ni le coran ni l’évangile ni la torah (dans les lettrines du bouillon il n’y avait pas de majuscules), ce sont les mots, seulement les mots, qui m’aiment et auxquels je tente chaque jour de répandre le parfum, en leur criant : « encore ! ».
Dans ce monde qui pue la mort.
17 10 2020
AK
Ce matin là, j’étais triste et errais sur les quais. Dans un magasin d’animaux j’ai surpris ce chiot qui grattait la vitre. Un corniaud comme moi. Je suis rentré, ai acheté ce bâtard qui était un pur produit de sa race, comme moi. La laisse et le collier étaient offerts. J’ai longé les quais avec le chiot apeuré qui n’a pas traîné à pisser un peu partout et c’est alors que j’ai vu ce vieux, affalé par terre (il n’y avait pas de bancs sur les quais, ça attire les clochards), qui pleurait. J ‘avais bêtement baptisé le chiot Gogoaway, un nom qui m’avait traversé la tête, sans doute insufflé par le vendeur de la boutique que j’avais payé en liquide et par quelque rythme musical entendu tel que walking the dog, . Le fait est que le chiot est allé flairer le vieux, comme on tourne autour d’un pot de fleurs pour découvrir quelle plante pousse dedans. Dans un premier temps, le chien sembla dire au vieux c’est mon lampadaire, casse-toi. Mais non. Puis je me demandais devant l’indulgence canine si l’homme à terre sentait la cocaïne. Mais comme Gogoaway n’aboyait pas, ni ne pissait, j’ai secoué le vieux. Il avait cet œil bleu de marin que la vie par ses tempêtes relègue en ville. Perdre les horizons de la mer c’est perdre la vision d’un monde chancelant à jamais . Le chien sauta sur son corps et le balaya de léchouilles, le visage fut sa première conquête car l’homme avait du mal à se réveiller.
Comme un prénom passe-partout, il me dit qu’il s’appelait Albert. Était-ce vrai ? J’avais eu un chat qui s’appelait ainsi, un miscio (un matou), un poilu hors norme qui avait balayé les toitures les gouttières et les minettes, trois générations d’ « Albert ». Mais l’homme en question était aussi âgé que mon vieux chat disparu. Il venait de perdre sa femme. Peut-être que dans le monde du vivant c’est sa femme qui l’avait perdu. Existe-il des frontières, des murs, entre ici et au-delà ? Juste des idées, dont certaines enflamment les ignorances. Jamais les profits.
J’ai proposé à Albert de lui laisser mon chiot, le collier et la laisse. Il a attendu un moment avant de me répondre. Un moment long comme une mise à jour sur un ordinateur portable. Long comme un parapluie percé quand il faut aller chercher le pain et les croissants dans la bourgade, et puis il s’est redressé, bon sang, il était grand comme un touareg sur son chameau. Il m’a regardé et a souri.
« Tu trouves un chien dans une boutique, et tu veux me l’offrir ! (là, il éclate de rire, puis reprend son souffle). Tu veux me faire plaisir, et en cela je te remercie. Mais en vérité, le chien, c’est toi, qui ne sais rien de ma vieillesse, ni de ses amours ni de sa solitude,en fait c’est toi qui flaire le monde environnant, tes envies de pisser, ces signes, ces territoires où rien ne s’inscrit qu’un autre à son tour flairera, sur lequel à son tour il pissera. La laisse et le collier, le chiot qui gratte la vitre, et toi, vieil endormi au pied d’on ne sait quel lampadaire, sur les quais, un jour dans les rayonnages d’un bouquiniste, un explorateur muni de gants pour rosiers, te cueillera…peut-être.
16 10 2020
AK
Un mélange mou
Comme un sortilège
Ça dérange tout
Pour faire leur manège
Tremper son pain blanc
Dans un petit noir
Ça dégage le sang
Ça rend la mémoire !
Coule la moralité blanche
Y’a qu’à s’unir
Et les remonter les manches
Des gros culs blancs
A revoir le coût
Des primates en masse
Ça arrange les loups
Sans laisser de traces
Tremper ses mains sales
Dans des séries noires
C’est aux visages pâles
En signe de pouvoir
Roule, roule
La moralité blanche
Y’a qu’à s’unir
Et les remonter les manches
Des gros culs blancs
Du cul cul clan
Des beaux culs blancs
A un rythme fou
Bercé notre enfance
Un monde bien debout
Qui rompt le silence
Laisser faire et dire
La belle inconscience
Faut pas s’étourdir
Dans l’intolérance
Coule, coule
La moralité blanche
Y’a qu’a s’unir
Et les remonter les manches
Des gros culs blancs
Du cul cul clan
Des beaux culs blancs
Salaud – oh !
Nous sommes mal barrés, mais beaucoup sont déjà rayés de la carte .
Dans son éditorial sur Politis, Denis Sieffert exprime bien le malaise ambiant, qui tourne à la maladie fort contagieuse de la violence état-usienne.
Extrait : « connaissez-vous Marjorie Taylor Greene ? Cette femme de 46 ans appartient à ce qu’il est permis d’appeler la galaxie Trump. Le Président vient de saluer bruyamment sa victoire à la primaire républicaine de Géorgie. « Une future nouvelle star du Congrès », s’est-il réjoui. Cette trumpiste fervente coche toutes les cases de l’ultra-droite conservatrice états-unienne. Pro-armes, pro-life, raciste au-delà de l’imaginable, et proche du Ku Klux Klan… Mais elle présente de surcroît une particularité encore peu connue chez nous. Elle est une adepte du mystérieux réseau QAnon (« Q », initiale du gourou fondateur, et « anon » pour anonymous) qui fait de Trump le preux chevalier sauveur de l’Amérique et du monde contre un vaste complot médiatico-politico-pédophile. Pour Marjorie Greene, l’actuel Président est aux prises avec un « deep state », un État profond satanique dont les membres s’adonnent à des pratiques pédophiles. Les musulmans, qui ne sont évidemment pas épargnés dans ce monstrueux délire, sont accusés de vouloir envahir le gouvernement américain en important également des mœurs scandaleuses… »
L’article est à retrouver ici : https://www.politis.fr/articles/2020/10/trump-et-le-delire-complotiste-42396/
Par ailleurs, les ventes d’armes explosent, en même temps qu’une exacerbation des rivalités entre républicains très ultras droitiers et les démocrates, qui se radicalisent à leur tour.
Selon la police fédérale, il s’est vendu en moyenne 2,3 millions d’armes par mois en 2019. Mais en 2020 les ventes s’envolent : près de 4 millions seulement pour le mois de juin, un record historique. Aux États-Unis, des millions d’armes sont en circulation et beaucoup de débutants s’initient au maniement des armes comme dans l’un des centres de tir situé à Raymond (Mississippi) au sud du pays. ( cf France infos)
En résumé, ce qui me vient à l’esprit (mais comme un nain qui monte sur sa chaise pour revendiquer son bock de bière au comptoir):
Ce qui se passe en ce moment au-delà de l’Atlantique va, comme toujours, atterrir sur nos plages et nos citadelles les plus vastes, puis se répandre comme une pluie diffuse sur l’ensemble des territoires européens. Le règne d’une non-pensée, d’une perte totale d’humanité due à des intoxications verbales, télévisuelles et entretenues (on se demande parfois à quelles fins, tant ceux qui la propagent sont décervelés) par les pseudos réseaux sociaux, les chaînes en continu, la grande majorité des médias, et, finalement, l’individualisation des gens qui ont leur mot à dire sur tout et n’importe quoi (j’en fais donc partie) sans même tenter de comprendre les enjeux, sans tenter d’analyser le pour et le contre, ce qui est devenu très très compliqué par la masse des infos les plus contradictoires et l’impossibilité pour le citoyen d’obtenir des sources claires (administratives par exemple), tout cela laisse monsieur Tout- le- Monde à ancrer ses dérives sur des choix dont il n’est que son propre récif : les îles de la Désolation et des guerres fratricides.
Maintenant, à chacun son jugement dernier, avec ce petit proverbe : « Entre le dire et le faire, au milieu il y a la mer. »






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