considérations sans sidération

Je reprends ici  certaines vérités simples évoquées ou du moins initiées indirectement par Peccadille, blog intéressant, instruit (je ne dirai pas instruite, à cause des Frères Jacques et du violoncelle, sujet de tant de fantasmes masculins). Notamment :  » Lire un blog régulièrement, c’est s’attacher à une personnalité, partager des intérêts communs, apprécier un regard ou une expertise sur un champ donné. » Partant de ce simple constat, il faut reconnaître que la distanciation des individus permet le partage purement virtuel, et étrangement suffisant. Ce qui suffit fait loin. Donc ouvre la liberté des échanges, lectures, rédactions, commentaires… mais pour rencontrer les gens en chair et en os, c’est un autre univers. L’approche se situe au niveau de Saint Exupéry et du renard du Petit Prince : un désert de sable, de ce sable qui ne pique les yeux qu’après avoir passé plusieurs heures devant un écran d’ordinateur. C’est le lot des bloggers et autres geeks qui n’ont qu’une envie : vivre en Arkansas, au milieu des rênes, des loups et des grizzlis (laissons les renards à Buffalo Bill).  Bon, je ne vais pas m’étendre sur ce constat, qui peut être tout à fait critiquable tant par la forme que par le fond.

Venons en à l’essentiel : quand on habite un endroit agréable, que l’on peut héberger quelques personnes gratuitement, éventuellement leur faire découvrir mer et montagne, en un mot rencontrer des gens pour de vrai,  pour une halte, un week end ou une semaine, nous pensons, Chinette et moi (65 et 60 ans respectifs) que le virtuel peut entretenir avec bonheur une réalité partagée. Bien entendu, il faut que chacun garantisse son existence réelle par un échange construit. Une façon de réhabiliter l’humain à ce qui le fait exister, malgré guerres et haines stupides, l’échange et le plaisir de vivre quelques moments conviviaux.

Pour notre part nous sommes disponibles. Tout comme il nous serait agréable de rencontrer, in situ, quelques liégeois dans un café (avril prochain)!

en attendant, quelques images de la ville d’Henri IV, pour faire sourire vos yeux :

2 commentaires sur “considérations sans sidération

  1. Suivre le lien !
    Cet aspect des choses, je l’ai souvent questionné ces derniers temps, car à mesure que mon blog grandit, que je noue des relations sur le web, autour de passion commune, j’ai la flemme de sortir, d’aller boire un verre si ce n’est avec des amis proches. Sur Facebook, sur Twitter, sur les blogs, nous échangeons avec des gens passionnés des mêmes choses, nous construisons un dialogue asynchrone. Et parfois, je préfère ce dialogue aux vacuités et inepties de certaines soirées dans les bars, où je ne trouve autour d’une bière aucun sujet de conversation dans lesquels je trouve à m’épanouir ou me passionner ! Suis-je devenue associale ?

    • Vous avez raison, mais à terme, vous risquez de vous retrouver hikikomori avant l’âge (de déraison). Cela me rappelle un bouquin de (je crois) Raymond Federman, dans lequel un homme fait la liste des fournitures nécessaires dans le but de vivre un an sans sortir de chez lui (pâtes, eau minérale, PQ, lessive, etc). Il fait également l’agencement de tout cela dans son petit appartement. Je ne me souviens plus exactement du déroulé du roman, mais c’était assez intéressant, comme idée. Je vous souhaite un agréable WE et vous remercie de votre message.

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