les incontournables d’un dimanche à la campagne : JR et Jean Nouvel

Tout d’abord JR, qui a crée un nouveau trompe l’œil dans la cour de la pyramide du Louvre :

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Puis « la rose des sables« , par l’architecte Jean Nouvel, le nouveau musée de Doha, capitale du Qatar. Plein les yeux!

Pour voir la vidéo : https://www.france24.com/fr/20190328-qatar-inauguration-musee-national-doha-rose-sables-jean-nouvel

pour quelques infos supplémentaires : https://www.franceinter.fr/culture/on-a-visite-la-rose-des-sables-de-jean-nouvel-a-doha-un-chef-d-oeuvre-architectural

 

Jean Claude Vannier : La Lamentable Aventure de Simon Wiesenthal

Un petit bijou du grand Vannier pour un samedi sans gilet étoile jaune :

 

pour les curieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Wiesenthal

Et celle-là enfin retrouvée après de nombreuses recherches :

Le bouquet d’Églantine

J’ai fini par dégringoler la colline où j’avais attendu Églantine avec mon bouquet de chaînes télé-TNT, composé de variétés débiles, de séries mortifères, de clichés surannés, d’assurances anticalcaire pour mon lave-vaisselle, de messages captifs issus de réseaux asociaux et de perte d’identité dans le grand brassage du vide-cervelle. Adieu collines de Naples et toi, Montedidio, adieu Rome et toi roche Tarpéienne si proche du Capitole, adieu sauvageonne Églantine. Que la fraîcheur des rues est belle sur la dernière aube des condamnés quand l’amour leur échappe.

Je n’avais pas le choix de mon exil. Au pied de la colline la ville dansait, frénétique, violente, incapable du moindre silence. Il fallait adopter les pas des assassins et des fuyards, sauter les caniveaux descellés et les esprits meurtriers, leur joie chaotique s’amusant à anéantir ce qu’ils ne parviendraient jamais à posséder, vivre la haine par jalousie, trouver par la violence l’incapacité à jouir d’un monde réel, un monde sans idéal tant dans la destruction il ne bâtit rien de plausible, ne mène aucun combat altruiste pour accéder au bonheur de tous. Comme l’alcool ne boit que sa misère, la rue tremblait de semonces, de grenades, de déflagrations et de sirènes hurlantes.

Avec mon bouquet de TNT en main je pus traverser les barricades, les cortèges et les barrières de sécurité, ainsi que le font les amants indécents qui passent entre les gouttes de sang et les pavés rebelles. De tous côtés on reniflait l’information, le parfum des infox, la pestilence des brutalités policières, l’instinct putride des nihilistes et des fascistes. Dans l’air plombé de gaz je finis par m’extraire de ces lieux englués puis gagner la rue de la Jonquière, dans le XVIIe arrondissement. C’était l’adresse que m’avait donné Églantine, quelques semaines auparavant.

Nous nous étions connus dans un bistrot, un soir de goguette avec quelques amis et collègues. C’était un de ces bistrots où l’on plaçait encore un entourage de papier absorbant sur le pied des verres de bière pour éviter les bavures sur les tables. J’ai oublié le nom de ces sous-verres, je ne me souviens que du nom du café : « Au Général de Lafayette ». Cet établissement fermait tard et nous en sortions enclins aux perspectives amoureuses. Mais il y avait toujours le fameux beau gosse qui raflait la mise. Et, au matin sonnant, dans mon petit logis, une pièce sous les combles, un lit en 90, un frigo minuscule et un camping gaz à deux feux, minimum vital, je me réveillais la quéquette en l’air, sachant ou ignorant ce que la jeunesse emporte de bagages pour voyager dans son exubérante nudité.

Il fallut nombre allers-retours dans ce café, des dizaines de paquets de mer et de tabac dans cette Amérique où nous nous rencontrions en fin de semaine pour qu’enfin Églantine remarqua ma présence. A l’époque, je m’en souviens très bien, les bouquets ne comportaient que quelques chaînes, et les infos se portaient comme des pochettes de smoking. On regardait de loin l’avenir et nos idées se construisaient de proches en proches. Les discussions ne faisaient qu’augmenter nos résolutions. Nous vivions avec conviction malgré nos divergences ; nous voulions et étions heureux de vivre ensemble. Quand Églantine a pris ma main, j’ai eu un flash, un transfert électrique plus aveuglant qu’un élan mystique. Montedidio s’envolait, quittait Naples, surplombait Rome et la roche Tarpéienne, rejoignait Icare vers la mer Égée… Soudain le pont des Soupirs envahit mes bronches comme l’amiante le sulfate de cuivre le glyphosate, la peinture au plomb et la dernière cigarette du condamné ( avec un dernier schnaps) racontent aux enfants qu’il ne faut jamais croire ce que disent les parents à qui, quand ils l’étaient avant, on rabâchait les mêmes sornettes.

Églantine était la plus belle d’entre ces jeunes femmes. Elle buvait des Cordials la tête dans les nuages et fumait comme un sapeur hume le camembert. Il se trouva que ce soir-là le beau gosse de service était parti dormir dans un local à poubelles de Genève. C’était l’époque des grands voyages que la petite bourgeoisie entretenait envers ses enfants : va voir du pays si tu veux, mais surtout disparais de ma vue, fils indigne. La plupart d’entre nous n’en demandaient pas tant : un fort pourcentage venait de l’Assistance Publique, et eux n’avaient que cette hâte : quitter leur famille d’accueil. C’est dire que quand Églantine a pris ma main, qu’elle a susurré à mon oreille « attends-moi là-haut, sur la colline, avec ton bouquet de TNT, il paraît qu’on capte super bien la fréquence », j’ai vite déguerpi et suis monté au top m’installer sur un bouquet d’aubépines qu’un cheval avait brouté rasibus le soir même.

Effectivement, la captation des ondes était excellente. On pouvait voir en direct des événements sensationnels, des destructions de kiosques sur la plus belle avenue du monde, des gens blessés des barbares encagoulés des flics matraqués et des journalistes payés une misère à l’affût de scoops mais motivés par la même misère qui leur fournissait du travail. Et là, pas même la tête recouverte d’un bonnet phrygien, apparut en gros plan le visage d’Églantine, l’air calme et serein, étendue mollement sur le pavé de Paris, un mince filet de sang coulant de ses lèvres vers la bordure du caniveau. Mais c’était peut-être des actualités retransmises depuis Nice. Je ne m’en souviens plus.

AK

27 03 2019

Photo de présentation : bouquet de pivoines  et fleurs de merisier du jardin !

Olga la Rouquine

Tant qu’il restera possible d’opposer une vérité à une contre-vérité perdurera le langage du mensonge. Réfléchissons, dit le miroir au songe, et nous comprendrons la vie des autres, qui ne comprennent rien à la nôtre, qui est parfaitement identique. Ah, redis-le moi, Olga…

J’étais alors un jeune homme désargenté qui, comme ses congénères, cherchait fortune dans les jeux de hasard. C’est ainsi que, suivant le dicton, je parcourais au printemps le bois de Pau les poches remplies de piécettes, à l’affût du premier chant du coucou, afin qu’à son écoute je puisse en les faisant tinter m’assurer argent pour toute l’année. Les dictons valent pour ce qu’ils veulent, mais par une semblable pratique l’année précédente j’avais en effet obtenu un pécule suffisant pour baguenauder sans soucis pécuniaires jusqu’à la saint Gildas.

Mais cette année-là, il en fut tout différemment. Je trottinais à l’habitude lorsque le coucou chanta. Je plongeai alors ma main dans la poche droite de mon pantalon, qui a toujours été ma banque. Et là, surprise ! Une autre main occupait déjà la place. C’était la main d’Olga. J’enserrai vivement son poignet. Je ne le relâcherai que trois ans plus tard, après que nous eussions purgé notre peine de vie commune.

Olga était un farfadet, une sylphide de toute beauté. Coiffée d’un chapeau de paille à large bord, ses longs cheveux roux valsaient sur ses épaules larges, miroitants tel un parquet ciré par une abeille. De l’ovale de son visage deux pommettes en feu cordaient ses joues vers de fugaces caresses. De longs cils sombres cerclaient son regard de malice, et l’iris bleuté de ses yeux évoquait un boubou africain qui s’excuserait de marabouter un président européen. Comme le coucou insistait, Olga plaça son autre main autour de ma taille, politesse que je lui rendis en l’embrassant avec la fougue du dieu Pan. Tout cela bénévolement, et sans intention de nuire à la réputation sylvestre du lieu, juste un primesaut printanier loin des suisses et des bedeaux (sauf le coucou, qui nous rappela à l’heure, après la sieste).

Sur le chemin de l’éternel retour, nous passâmes des ébats au débat et tentâmes de faire connaissance, c’est-à-dire de savoir qui de nous deux avait fait tinter les pièces, car il y aurait forcément un gagnant et un perdant, le coucou ne faisant pas coup double. Mais très vite la discussion s’orienta vers la destination que nous suivions. Le bois se situait au nord de la ville, tout comme la plupart des bâtiments festifs. Le Zénith nous fit gambiller et hurler des chansons manufacturées, le Palais des Sports transforma Olga en pom pom girl et moi en twirling dingo, et le Jalaï Alaï en paniers d’osier garnis de confiture aux cerises noires et de piments d’Espelette. Bref, nous arrivâmes boulevard d’Hauterive à marée basse et il nous fallut choisir lequel de nous deux ferait contre mauvaise fortune bon cœur. Habitant à l’époque résidence Montesquieu, située à proximité, dont la particularité était en ce temps-là de posséder deux ascenseurs, l’un pour les montées, l’autre pour les descentes, le choix se fit naturellement (Olga logeait rue de la Fontaine aux Fées). Nous partageâmes ainsi la vue superbe sur la ville depuis le huitième étage, ignorant les bruits de voisinage, bricoleurs du dimanche et tireurs de châsse d’eau d’avant l’aube, échos de cages d’escaliers, aboiements nocturnes, pannes diverses, circulation urbaine, pleurs d’enfants et engueulades de fins de mois; bref, malgré l’ameublement sommaire du T1 bis et l’absence de tous ces biens conviviaux qui permettent de surseoir au bruit du voisinage en en faisant encore plus, nous vécûmes heureux quelques mois.

Le coucou ayant divisé nos revenus par deux, je finis par dégoter un petit boulot à mi-temps, comme agent d’entretien à Hélioparc. Olga s’occupait de la gestion du foyer, et dès neuf heures on pouvait la voir faisant le pied de grue devant le centre Leclerc, où elle se fournissait à l’œil dans les gondoles vénitiennes en denrées blondes et en pasta asciutta que nous cuisions ensuite avec l’eau du robinet de nos finances percées.

Certes, il me fallut du temps pour comprendre que les habitudes sont mauvaises lignes de vie. Mais de fait Olga, à force de faire le pied de grue chaque matin finit par prendre son pied en faisant la grue. J’aurais pu m’y attendre, je ne m’y attendis pas. La pratique du balai dans les allées bétonnées d’Hélioparc me transmutait en Baal, faux dieu dans ce vrai trou de conscience où le travail me plongeait. Ce n’est qu’un beau jour, qu’en rentrant déjeuner, je découvris l’absence de ses vêtements et de la boite en fer blanc contenant nos économies que je compris qu’Olga, en réalité, était le véritable coucou.

Depuis, je cherche fortune avec mon chat noir, qui s’appelle Aristide*.

AK Pô

25 04 2009

* Aristide Bruant, célèbre chansonnier de la Butte Montmartre (note pour les enfants de moins de cinquante ans)

Brexit : une balafre irlandaise?

En 1980, ma compagne et moi avons remonté l’Irlande, de Cork au sud à Large (au-dessus de Belfast) pour prendre ensuite le bateau jusqu’à Stranrae, en Ecosse (?) à cheval sur notre moto MZ 125. J’en parle ici car avec l’annonce de l’imminence du Brexit le souvenir m’est revenu des ambiances bien différentes en l’Eire et l’Ulster. Dans la première, il y avait du monde dans les églises et peu dans les pubs. Passée la frontière, les pubs étaient bourrés de monde, pour l’aspect religieux je ne saurais dire. Le fait est que nous eûmes le sentiment de rentrer dans un pays en guerre : des sacs de sable protégeaient les commissariats, les postes frontières, des soldats en arme veillaient, des coussins berlinois énormes (des dos d’âne) limitaient vigoureusement la vitesse des véhicules, bref une ambiance très tendue régnait. L’IRA combattait en sourdine, les attentats, les attaques et les règlements de compte fleurissaient, Bobby Sand et certains de ses amis nationalistes allaient mourir un an plus tard dans la prison de Maze. Bref, c’était chaud. Une très bonne fiction  (le feuilleton sur France Culture) retrace toute cette période de l’Histoire, c’est passionnant! https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-le-feuilleton/saison-28-08-2017-08-07-2018

Il est à craindre que dans les conditions dans lesquelles le Brexit se met en place ne resurgisse des tensions extrêmes dans ce pays qui a subi tant de misère et de déchirures sociales et politiques.

En 2010, me déplaçant en utilisant les transports locaux, je me suis baladé dans l’ouest de cette verte Irlande (entre Galway et Clifden, en passant par les îles Aran). En revoyant les photos, je me suis étonné de la plénitude qui règne sur les paysages, avec toujours de gros nuages sombres qui rôdent dans le ciel, comme une menace à la paix qui perdure depuis une quarantaine d’années sur cette île mystérieuse et belle.

Les histoires d’un jour se lèvent le lendemain aux bras d’autres récits

Les histoires d’un jour se lèvent le lendemain aux bras d’autres récits. Celui qui te masquait le chagrin et la peine dessine désormais sur des mers lointaines des lettres aux courbes lentes, que les vagues encore mugissantes déposent sur la plage. Tu y réponds sans cesse, et la marée transporte cette correspondance sur les ailes du vent. Voilà d’où il venait ce grand bruit dans la nuit, d’un pet de capitaine sur le tillac fantôme d’un navire qui sombre. Tu crois que je me moque, mais qu’en sais-tu? Je vois ton œil narquois relire, un peu plus haut, les premières phrases, cherchant l’exact endroit où change le discours.

Tes mains sont sur la plage, décrivent des volutes sur le sable. Ton esprit volubile rédige son message qu’un albatros relit par dessus tes épaules avant de l’emporter par delà les océans jusqu’à moi, qui l’espère. Je ne survivrais pas à ton silence. Nous avons partagé tant de lueurs blafardes, de nuits sourdes et d’embruns meurtriers quand, sur les ponts luisants nos vies glissaient sans rompre leurs amarres, qu’aujourd’hui sur cette île où je me suis échoué les larmes inutiles scintillent comme une lame de couteau brisée. Par les venelles étroites tu remontes à présent vers la ville haute, au sommet de laquelle s’ouvre l’horizon quand, les volets ouverts, tu respires et m’embrasses. Que ce baiser est doux. Je suis si près de tes lèvres que j’en tremble de fièvre sur mon rocher perdu. Des sternes sourcilleuses aux rires cyniques m’épient et me menacent. Ce caillou est le leur, il n’est que mon exil, mais c’est le seul endroit d’où je t’aperçois, alors je me débrouille pour conserver ma place.

J’aime les géraniums qui pendent à ton balcon et la ferronnerie des balustres quand tu te penches pour voir si dans la rue je ne remonte pas. Le rouge carmin des fleurs évoque la rondeur de tes seins à la pointe desquels les aréoles se dressent comme une table mise pour la venue d’un prince. Saurais-je encore me tenir correctement, en ta présence, quand ici la seule nourriture est l’espoir, que mon esprit s’écaille et que grandit ma soif d’en finir. Que l’air doit être frais sur le Campo Alto. Tu y allais souvent, trop à mon goût. J’étais jaloux. Tu revenais les jambes cinglées d’éraflures de ronces, épuisée mais ravie de déballer soudain de ton cabas quatre récipients combles de mûres violettes comme de l’encre. Parfois moi aussi je te rendais jalouse. Quand j’allais sur le port. Tu pensais que quelques sirènes me tourneraient l’esprit, et il est vrai que parfois, sans y songer vraiment, leurs chants me séduisirent sans que pour autant je me jetasse à l’eau.

Sur le pont des navires où tu m’accompagnais de ta présence diffuse, j’ai vu bien des saisons et pour toi survécu à tant de dépressions qu’il m’est devenu impossible de noyer mon chagrin et ma peine dans la décrépitude de l’absence. Si le cuir tanné de ma peau s’est durci sous le sel, le vent a su graver de magnifiques rides et, les copiant sur l’onde, les courants sur les filets du temps à tes pieds les déposent en écumes légères. C’est ainsi que je t’aime. C’est l’Eté, dans la ville, et les touristes affluent. Le port, en pleine effervescence, draine sur ses quais des partances joyeuses, des foules colorées qui partent sans regrets, et toi ce soir, je le sais, je le sens, évanouïe dans la nuit qui descend, à quelques encablures de là tu marches sur le sable en direction du phare où j’attends ta venue.

Dans cette crique où nos amours fondirent le sable en cristal, où la roche fleurît et l’océan poudroya nos élans tu arrives à présent. Vêtue sommairement de ta chair fragile de femme, laissant les continents s’enfoncer dans l’absurde, tu entames une danse et m’en montre les pas. D’ici, en plein soleil, je te regarde faire. Vaste est la mémoire qui contemple l’horizon, et vivace l’esprit dont le cœur est rempli. Tu danses divinement. Je gagne le rivage, libérant les sternes d’une cohabitation contrainte et forcée. Sur le rythme saccadé des vagues mon corps en transe décuple son énergie. Déchirant les océans nos mains expertes peu à peu écorchent les distances, et mille lieues soudain ne sont plus rien, que cet endroit précis où nos corps se pressent et se saisissent. Au balcon fleurissent les géraniums, sur tes tétons mes lèvres durcissent le ton et notre rire détruit la peine et le chagrin des ailes de l’albatros. Les histoires d’un jour se lèvent le lendemain aux bras d’autres récits.

AK

08 03 2009

Un petit délire très visionnaire(!) de 1980

Cet enfant était venu précocement d’une éjaculation. La fille du laitier -dieu sait pourtant combien elle en avait trait, des pis- devînt ma femme. Elle avait seize ans et moi quinze. Une dérogation avait suffit au mariage. Cet enfant naquit hermaphrodite. Incestueusement nous l’aimâmes, jusqu’au jour où ma jeune épouse avoua (le fallait-il?) attendre un nouvel (heureux) événement.

Un être androgyne en fût l’issue. Les années passèrent. De fortes tendances héliciculturelles naquirent entre eux (ma femme et l’androgyne), à tel point que deux siamois(es) sortirent simultanément de leurs ventres accolés. Ma femme, alors âgée d’une quarantaine d’années, profita du fait que je me pendisse pour récupérer un peu de sperme qu’elle enfouît illico sous sa jupe au pied du gibet. Les siamois(es) venaient y danser les nuits de pleine lune. L’ellébore poussa et elles l’absorbèrent. Alors le Diable sortit du taillis. Le Moyen Åge attendait l’écartèlement de Ravaillac. Le Moyen Orient attendait le Maître du Grand Orient. Chacun fît le point. Sapho devînt Scareface, les sophistes s’affaissèrent.

Le Diable possédait une santé de fer et le bronzage d’un sexe charnu. S’il eût été Dieu, il eût pu baiser l’humanité entière. Le Diable se rendît à l’Assemblée des hommes, et tout en se masturbant, déclara : « Mesdames Messieurs, un enfant va naître d’une précocité éjaculatoire, ce gosse fera l’Histoire, et vous en chierez tous ! »

Un grand brouillard au parfum douteux envahit alors la planète. Dans le ciel séchaient déjà ses langes que des anges joufflus surveillaient en criant son nom : Jésus.

AK

11 10 1980

estos son los nuevos productos del mar (jour de grève de la jeunesse pour le climat)

Une vidéo à la fois amusante et désespérante :

Et ceci, humour (noir) extrait de la Radio Télévision Suisse (en 2013):

 

comment allez-vous? (Positive black soul) + Jacques Debronckart (découverte du jour)

un jeudi sans musique c’est comme un chat blanc qui danse dans la nuit noire.

musique festive (ALBUM RUN COOL sorti en 2000)

la découverte du jour : Jacques Debronckart: