les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
L’oiseau Celui qui écoutait Sans pépier Les racontars des hommes Incapable de s’envoler Sur sa branche perché L’oiseau De sa plume distraite Nota tous les méfaits Sans pépier Sans papier Tout cependant Fut consigné A l’encre des sureaux Ancres marines Oiseau naufragé Sur le… Continue Reading « L’oiseau et le marin »
TEMOIGNAGES Je m’appelle Jean-Jacques Espalongue. Je suis photographe de métier et, comme dans tous les boulots, la concurrence est rude ; il faut gagner sa vie. Je travaille depuis quinze ans comme professionnel dans la prise de vues , vues qui se retrouvent dans… Continue Reading « les témoignages du temps présent (recueillis par Chinou) : Jean-Jacques Espalongue »
Aujourd’hui c’est l’automne. Les enfants ont grandi. Ils offrent à leurs parents âgés des sonotones pour écouter le bruit des feuilles qui tombent dans le square, des gamins qui hurlent sur les balançoires et le pépiement des oiseaux en partance pour un long voyage… Continue Reading « tiens, v’là l’automne (le 23)! »
Quand le fond de ton teint dévoile ses amours mortes L’homme qui vient puis se love entre tes seins n’est rien Qu’amours vagabondes, logis fugace d’un ciel sans porte Incapable de vivre, d’aimer ou encore de promener le chien Dans le miroir sans tain… Continue Reading « Quand le fond de ton teint dévoile ses amours mortes »
Le soir tombe dans le jardin où je m’assois La clarté s’obscurcit et une pipistrelle navigue Toutes membranes dehors Le hérisson lave son museau dans un fond d’eau Et les chats assoupis semblent guetter leurs rêves Il fait bon vivre en ces temps difficiles… Continue Reading « nocturne »
La nuit, j’ignore pourquoi, les mots sont plus longs à circonvenir aux idées qu’en pleine clarté. Est-ce l’ombre grise des chats qui batifolent, le frottement des fantômes contre le dos de l’homme qui écrit, ou la mort qui s’approche d’un lit dans lequel on… Continue Reading « les chats dans la cuisine »
Paulo trouvait dans les parties de cartes des pays dont il franchissait par la ligne blanche des nuits et des narines les frontières de l’aube. Il s’était mis à jouer quand sa femme l’avait quitté, elle qui aimait plus les taureaux de l’Alentejo que… Continue Reading « poker without jocker (sniff!) »
Dans la pièce il n’y avait qu’un petit lit, une chaise sur laquelle j’étais assis et une écritoire assez rustique. Un seul tableau au mur, défraîchi. Un lavabo et une cuvette avec son broc, dans un angle, sous lequel on avait glissé le pot… Continue Reading « la chambre noire »
Ah, Jacqueline ! J’aurais tant aimé vous parler de Jacqueline, avant qu’elle ne sorte de ses gonds, prenne la porte et l’emporte avec elle vers une destination inconnue. Cela est si loin ; pourtant je porte encore les stigmates de ses ongles plantés sur… Continue Reading « Jacqueline »
Lettres à Henriette Préambule Mon père est mort en 1974, le jour de son anniversaire. Il avait pile 60 ans. Henriette, son épouse et veuve, est morte à son tour en 2014, à l’âge de 95 ans. La maison familiale, sans cachet spécial, a… Continue Reading « lettres à Henriette (1973-1980) »
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