J’en ai marre des pubs pour les bagnoles, des SUV des Cross over, des Hybrides et des électriques avec la location de la batterie incluse dans le prix, non seulement elles coûtent un pognon dingue (les modèles qu’on voit en boucle rouler sur le petit écran), elles ont des noms à la noix (T-fuss, Ko-Léra, Var-Yol, etc) ou des acronymes insondables, et surtout j’ai cette impression qu’on liquide les stocks quand, en 2040, tout ce qui est diesel ou essence ne sera plus admis partout en France, voire en Europe. Temps de vie d’une bagnole, contrôles techniques à l’appui ? A quoi riment les réductions et autres bonus écologiques, primes à la conversion, malus écolos à 0%, éco-reprises déduits du prix d’achat, réductions toujours incluses dans les tarifs à partir de… Oh, j’imagine aussi lors des grands départs en vacances, les aires d’autoroute avec leurs prises génératrices de courant (30 minutes de rechargement) assiégées par les vacanciers qui n’ont qu’une hâte, filer sur la côte l’été, la montagne l’hiver…Et puis, y aura-t’il encore des voitures en 2040, que fera-t’on de toutes ces carcasses laissées à l’abandon au bord des routes…
J’en ai marabout de toutes ces pubs pour maigrir, qui se jettent sur nous comme des requins affamés. Pour en citer quelques uns : le fléau publicitaire comme j’aime, Diet bon, W&W (ex weight watchers), les comprimés amaigrissants, les gélules (anaca3, gingembre etc) les régimes brûle-graisse, les produits qui réduisent la cellulite, bref toutes ces pubs qui s’incrustent toutes les vingt minutes dans les chaînes des télés privées, attelées aux pizzas, burgers, livraisons Deliveroo, qui nous maraboutent l’appétit et font fuir le poulet-bicyclette sans OGM du dimanche avec ses frites Bintjes (deux bains de cuisson, une à 150 puis l’autre rapide à 180°pour les dorer à point). Et tous ces marchands de vent se la pètent en nous garantissant des résultats vérifiés par on ne sait quels huissiers et organismes pseudo scientifiques. Bref, on s’en tape le coquillard, mais ça marche pour eux, financièrement, ce qui est bien l’essentiel. Quand on voit la multitude de spots publicitaires (signe d’une concurrence acharnée, idem pour le secteur de l’automobile), on imagine le budget monstrueux (sans dire gros) que tous ces placards, ces affichages télévisuels nécessitent pour nourrir les gens d’illusions et faire d’excellents profits. C’est de la gogo-succion (de pognon).
Je suis à bout, de ficelle, fatigué du bilinguisme oppressant de toutes ces marques (cosmétiques, véhicules, téléphonie) qui filent leur jus de socquettes dans notre vocabulaire, café insipide tel qu’il s’en boit aux States ou dans les tea shop anglais en attendant l’ouverture du pub. Si tu ne parles pas anglais, apprends la langue par la publicité. En Italie, dans les pubs le tu primait (ti piace?), en Espagne le tu et le Usted, avec l’anglais plus de barrière c’est du you. Bon, la question ne réside qu’en un point : la systémisation du langage. Pourquoi pas des slogans en breton, basque, corse ou alsacien pour vendre les produits made in France en métropole -pour les ventes à l’étranger, on traduit- ? Bon, d’accord, les quatre sus-cités vont renâcler, disant on veut l’indépendance. Comme les îles anglo-normandes : des noms de rues et de lieux en français, mais la langue anglaise. Well well well !
Sur ce dernier point, mister K., votre discours ne vaut pas tripette. Nous savons tous que votre ignorance de cette belle langue qu’est l’anglais vous rend jaloux, pour une raison simple : vous aimez les Pogues et leur sublime chanson, Dirty old town, mais vous ne comprenez pas les paroles. Echec scolaire indubitable.
Nous avons pour vous une excellente promotion : une selle de cheval. Ayant appartenue à Attila (dit Steack Tartare). Grâce à la réduction accordée à nos meilleurs et fidèles clients, le cheval est à moitié prix, mais nous garantissons également que celui-ci vous ménera jusqu’en Mongolie. Bonus écologique oblige. Le cheval s’appelle Rossinante. Il ne parle que l’espagnol (de la Mancha). Bon voyage, mister K ! et bon débarras !
19 01 2020
AK
Bon, je vais plutôt aller me requinquer avec un caribou, tabarnak!
Le groupe Elmer Food Beat vient de reprendre une de ses chansons qui avait fait leur succès (le plastique c’est fantastique) pour la mettre au goût du jour, écologie et prise de conscience obligent. Dans un registre toujours festif…
Rions un peu (pendant la grève à Radio France):
J’avais tellement peur de dormir seul dans ce grand lit
Que j’ai réveillé les mortes pour me tenir compagnie.
Elles s’en vinrent nombreuses et par ma foi bien heureuses
De partager ma couche : un homme nu dans un lit douillet
Toutes frissonnantes les ombres se vêtaient, se poudraient,
Sur leurs têtes s’encanaillaient quelques oiseaux de nuit
Plumes de grands ducs de hulottes ornaient leur chef déchu,
Les grasses trépassées amaigries par le régime comme j’aime
Les maigres regonflées par l’asticotage des mouches
Toutes venaient froisser mes vieux draps, frôler mes oreillers,
Me remerciant de l’infini cadeau que permettait minuit
Ma tête était vide mon corps se liquéfiait, mon sexe vibrait
Dans cette terre chaude encore du souvenir des os des âmes
Qui partageaient ma couche, toutes frissonnantes, étoilées
Froissées d’oubli oublieuses de conventions, jamais obséquieuses,
J’avais tellement peur de vivre parmi les hommes le grand charnier
Que de toutes les fins l’ultime ne devrait engendrer le chagrin.
17 01 2020
AK
Des affiches exposées à Milan de l’artiste AleXandro Palombo (cf article) pour lutter contre les violences faites aux femmes. Images dérangeantes mais qui reflètent la réalité quotidienne de certaines femmes.

Les photos s’accompagnent de différentes légendes : « Je suis victime de violences domestiques », « Je suis moins bien payée ou « J’ai été violée ». Interpeller voire choquer, c’est justement le but d’AleXsandro Palombo qui a toujours utilisé son art satirique comme un outil de sensibilisation et de réflexion sur des questions sociales ou culturelles.



En France, chaque année, environ 220 000 femmes adultes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. En 2019, 126 femmes ont été tuées dans un contexte de violences conjugales. C’était 118 en 2018.
Moi dans mon fort intérieur, toi dans ta tour d’ivoire,
Ô Malagueña, belle musicienne de Malaga,
Qui encercla mes reins de tes deux bras usés
Comment le temps a-t’il pu disperser nos baisers
Aussi rares qu’onéreux sur la salive des malheureux
Et toi, la Llorona, battant ton linge sur la pierre
Usée du lavoir, qui sentait la lavande et enchantait
Les hommes, le porón sous le bras, s’en allant travailler
Et toi, terre aimée et pourtant si maudite,pourquoi
Nous ont-ils sacrifiés, pour quelles grandes parades
Ont-ils écrit aux murs que nous serions heureux
Moi dans mon fort intérieur, toi dans ta tour d’ivoire,
Les unes lavandières, les autres paysans pauvres
Et le bruit incessant des chiffres et des économies
Comme on plante à profit la vie des indigents
Pour nourrir les nations qui fuient nos horizons
Alors toi, la Malagueña, et toi, la Llorona,
Chantez ensemble pour que le cœur des hommes
Batte encore dans les champs de blé, de coton,
Batte ces illusions dont nous nous nourrissons
Chaque jour, la faim et la peur au ventre.
10 01 2020
Celle du mardi
Et mardi, ce sont les batistes
Et les linges dans tous les coins
Des maisons comme des jardins,
Et mardi, voici les batistes,
Et les vieilles gens égoïstes,
Faisant taire à chaque refrain
Les servantes, le cœur au loin,
Dans les chansons qui les assistent.
Mais paix et joies aux rouges mains,
C’est mardi blanc comme les anges,
Et dans les toiles et les langes
Lors paix et joies aux rouges mains,
Puis gloire à vous, sainte
Blandine
Descendue chez les serviteurs,
Puis gloire à vous, sainte
Blandine
En aide douce à leur labeur,
C’est mardi, c’est votre conquête,
Aux fenêtres, blancs les rideaux,
Comme aussi les armoires nettes
Et fleurant bon les draps nouveaux.
Max Elskamp
tiré du site : https://www.poemes.co/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Elskamp
Le bon Dieu ne me le pardonnera pas, je suis trop pote avec Brassens, ce voyou, mais comme celui-ci je m’en fous. Sauf que pour m’être rendu en visite à deux reprises dans cette abbaye cistercienne (sisters siennes), j’ai pu constater de visu tout le travail au quotidien de ces bonnes sœurs, et du respect que ma laïcité ne peut qu’éprouver à leur égard. Le Gers est très riche en abbayes bien entretenues et vivantes dans ou hors de leurs confréries (Flaran, la Romieu, l’Escaladieu etc) où de petits miracles se produisent chaque jour, sans mystique ni religion affichée ou affectée. Raison pour laquelle j’en parle ici (à défaut d’en parler depuis le paradis ou l’enfer).
Elles ont lancé un financement participatif, si ça vous dit ! (le bon dieu vous le rendra!)
Réfs diverses : la Dépêche du Midi
https://www.tourisme-gers.com/boulaur/abbaye_cistercienne_de_boulaur-49901.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Flaran
Tout à fait d’actualité (l’internationale des alpages):
Dans le genre 100% ringard, le premier prix !
J’ai connu des cailloux
Qui chantaient sous mes pas
Des marbres de tombeaux
Qui racontaient la joie de vivre
Le flux des rivières libres
Les doigts glacés et l’orgueil amoureux
Des jouisseurs désespérés
Les hanches musicales de femmes
Pendues aux cordes lacrimales
Les larmes et les bains morts d’Orient
Le sable chaud des plages mercenaires
Mais à présent tout nous échappe
L’hiver est chaud qui nous écharpe
Les cailloux se sont tus
Écrasés sous les tanks, les giving,
Des tombeaux où jadis les feux de saint Elme
Réjouissaient les sorcières les bombes de plastic
Le plastique et l’atome menacent
Nos pieds gelés nos doigts glacés et toi,
Toi que je sais assoupie dans un lit douillet
Je pense aux flux des rivières libres
Aux rires promis de tes enfants heureux
A cette fleur sereine de l’orgueil amoureux
A tes hanches musicales toujours vibrantes
Un jour viendra où, comme les cailloux
Sur le chemin ma vie parmi tant d’autres se taira
Mais je sais que l’oiseau que je n’ai jamais su être
Chantera dans les branches du vieux marronnier
Pépiera dans celles du noyer, du figuier, des pommiers
Foule immense attendant l’aube pour clore mon destin
Cailloux heureux de n’être plus lapidaires.
10 01 2020
AK
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