les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
Poèmes en vrac 1987-1988 J’écoute le coucou dans les bois : coucou ! Coucou ! Coucou ! J’écoute le coucou dans les prés : coucou!coucou!coucou ! Tiens, déjà six heures. Il faut que je rentre. …… objet trouvé Tu as perdu l’amour La Terre tourne Le vent détrousse l’immobile Objet… Continue Reading « Soldes d’automne : poèmes en vrac 1987-1988 (un lu, le suivant offert) »
Lionel avait perdu ce temps qui lui était précieux Dans cette mare, à bout. Il cherchait l’endroit Où étaient tombés ses yeux quand il avait trébuché Lorsque, cheminant vers midi le long du splendide canal Un bigleux par le reflet du verre trouva les… Continue Reading « Les yeux, en fait, sont au fond des lunettes »
Je me présente, je m’appelle Henri (Caud), j’ai tout raté dans ma vie. Je pense que c’est sans doute parce que je menais une vie normale. J’avais des rêves plein la tête : vendre des robes avec mon pote Nino Ferrer, partir en voiture (Citroën)… Continue Reading « La faim des Henri (Caud) »
Depuis trois mois dans les rues du bourg je croise un chat noir, encore jeune par sa morphologie. Il traverse parfois ma route mais rien n’indique qu’il me jette un sort à chaque carrefour, au contraire. J’ai croisé dans ma vie des chats de… Continue Reading « Chat noir, nuit blanche… »
C’est un miroir fait pour déplumer les alouettes, C’est aussi un mouroir dont les oiseaux n’écriront Ni l’Histoire ni le chant des partisans, le sang Au bout des plumes, les oiseaux n’aiment pas ça. Rien n’avance et tout recule, l’encre est sèche Le bateau… Continue Reading « Alouettes, gentilles alouettes… »
Nous ne combattions plus, la sagesse des hommes Semblait acquise et le climat restait le pire ennemi Puis quelques fous sur le damier des Nations Ont anéanti les règles qui pourtant, loin du sang, Géraient ce qu’il était bon d’appeler la Paix. Misérables étaient… Continue Reading « La diagonale des rustres »
Le jour où je n’aurai plus d’yeux Dans quel bastringue dansera Dieu Ma carcasse cassée, les immondices D’un monde intolérable, ses cascades, Ce pognon qui s’aligne en rang d’oignon Dans les magazines quand pleuvent Et pleurent les licenciés, les mis dehors On pourrait écrire… Continue Reading « Les yeux dans les poches »
« Ma confiture est délicieuse » déclara Suzette, la femme de James alors qu’elle lui en embarbouillait le visage sous le fallacieux prétexte qu’il n’avait pas versé de larme lors de l’enterrement de la Queen. Celui-ci lui rétorqua qu’il trouvait toutes ces pâtisseries indigestes depuis la… Continue Reading « Des peaux de confiture »
C’est décidé, demain je tue notre chien. Il est vieux et a vidé toutes nos réserves de vin (blanc) dans la cave qu’il devait surveiller. On y avait même installé sa niche. Pas question pour autant me dit Ninette de faire appel à un… Continue Reading « Faut-il empailler les chiens quand on veut faire ripaille ? »
Je suis parti d’ici dit le soldat, mais je ne pensais pas en arriver là. J’aurais du rebrousser chemin, camarade, mais pour moi revenir chez moi est plus risqué que de mourir ici, même si j’ignore aujourd’hui où je suis. « mais, mon ami, ici… Continue Reading « Quand Naguère en emporte l’Otan »
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