les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
La pendule s’est arrêtée mais les aiguilles de ma montre Continuent de tourner, quelque chose à dû m’arriver Pourtant aucun signal nul passage à niveau (je dis ça quand les barrières se baissent en même temps : ça fait rire mes enfants) Midi minuit et… Continue Reading « Accident »
Chéri chéri cesse de tripoter ce clavier Viens t’allonger dans le lit défait Je l’ai froissé pour toi, pour te faire croire Que Jean Joël couchait avec moi Ô Yolanda, tu sais très bien que j’ai réservé Ma soirée à Micromégas, le plus beau… Continue Reading « Nocturnes (la nuit américaine) »
Je repasserai. Je repasserai les mots qui tombent à plat Sur ma littérature, sur ton ventre vacancier, sur le couteau Des peintres et le travail des petites mains de la haute couture Je repasserai les fers du cheval sur ses sabots brûlés, Le tatouage… Continue Reading « retour de vacances: mots oubliés en bord de mer sur une planche à ressasser. »
Il serrait dans ses poings une motte de terre Plus dure que le basalte plus âcre que la soif Des robinets coulaient l’eau noire du pétrole Mais sa langue séchait sous l’encombrant soleil. Dans la tranchée de roc courait le pipe-line Lui avec sa… Continue Reading « Bleu-noir pétrole »
L’araignée s’était rapprochée de la gazinière Où cuisait un crapaud que cuisinait un prince. La nuit était vaillante et la bestiole aux aguets Ne désirait qu’une et unique chose : goûter, Goûter le bras du cuisinier qui abhorrait Les insectes, mouches moustiques et guêpes Hélas… Continue Reading « les poèmes(?) saugrenus de Chinou (2) : quand le grand art régnait »
Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois dit le proverbe Mais oublions cela. Courir ne sert à rien (sauf si coup de fusil) Soyons sérieux : au Canada, certes, faire un bec à un lièvre N’a aucun sens chez nous, si ce… Continue Reading « Les poèmes (?) saugrenus de Chinou : les lièvres et le chasseur »
Dans mon petit pays qui est parfois étroit vivait un homme d’une cinquantaine d’années. Il s’appelait Jean Victor Lebroutch, mais tout le monde le surnommait Ventilator. Pourquoi un tel sobriquet, me direz-vous. En voici, résumé de mémoire, la ou plutôt les raisons. A l’adolescence,… Continue Reading « un métier d’avenir (au déjà long passé) : pétomane. »
Maurice Morris, Milton a peint tes pieds De noir bien épais, bien gras et sans souliers Comme l’ombre d’un chat noir traverse l’obscurité Ta peine me fait chagrin, refrain misère La mer me fait chat et grain de colère L’affaire est simple : seul… Continue Reading « Marées noires (pas très marrantes) »
Dans l’œil bleu du sarde j’ai lu le montant De la rançon qu’il me demanderait, bel amant, Si je ne l’aidais pas à écrire son poème, A trouver des pieds et des rimes en aime Je le regardais, penché sur le bureau en chêne… Continue Reading « Dans l’œil bleu du sarde »
Dans ce trou perdu où pour compter les moutons il faut être aussi nombreux qu’eux seul le lit des rivières se rie du temps qui passe. Il abreuve les bêtes et saoule les bergers quand vient le crépuscule. Chaque soir, dans la solide cabane… Continue Reading « A propos d’un vieux rastaquouère »
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