les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
Mourir n’est rien et tu te pends à son cou C’est l’amour de ta vie et tu sais Qu’un jour la corde déliera le pendu Au pied de l’arbre, c’est généalogique Mais personne n’y fait gaffe, le pendu pend Prends son temps là-haut perché,… Continue Reading « Au bout de ses bras l’arbre pendait »
Je m’en fus au cluque pour encloquer la petite Suzanne Ses vingt ans dans la chambrette du sixième étage Dardait mon glaive ; elle avait l’âge d’aimer les ânes Pourvu qu’ils paient dans la nuit noire l’ardeur et la lumière Lorsque viendrait l’échéance du prix… Continue Reading « Suzanne »
Devant un ciel si noir comment pourrait rêver un enfant ? Il le faudrait bien nègre, ignorant son Histoire, Les yeux remplis d’étoiles et qu’une mère lui donne le sein Celui qui a survécu à la guerre, celui qui offre encore Quelques gouttes volées au… Continue Reading « nuit blanche, peau nègre »
Nous vivons dans un monde idéal et absurde. La tempête Amélie (pas celle de la Sécu) a sévi ce matin avant l’aube dans la région. Du coup, plus d’électricité. Dans la maisonnette que nous louons, plus rien. Tout est courant électrique. Hier soir, plus… Continue Reading « Amélie, la tempête qui fit tomber les feuilles du figuier (bel arbre désormais nu) »
La vie c’est de la pluie qui grise les parapluies. Des escaliers elle a gravi les marches Qui la menaient au Paradis, elle riait Comme les plumes aident l’amour A s’affranchir des mains courantes Des sacs à dos et du poids des ans Elle… Continue Reading « Paris New York, New York Paris (un samedi de pluie sans Higelin) »
Ce que je comprends du monde qui m’entoure Ce sont ces bâtons de dynamite dont on orne les ceintures De chaque individu qui descend l’escalier social Marche après marche, loi après loi, urne avant bière. Mourir n’est plus un jeu d’enfants, c’est la jeunesse… Continue Reading « Rage against the chomdû! »
Quand l’aigle rendit son foie à Prométhée Des millions de travailleurs étaient déjà Dans les jardins cultivant leurs six roses Sauf qu’eux, dans leurs labours, Avaient perdu la foi et dissout dans leurs corps Tout espoir d’un monde meilleur. Les roses en prirent ombrage ;… Continue Reading « Prométhée (m’en deux cents grammes) »
Jamais la plume perdue dans l’aile du canard Jamais le chasseur qui tire par ennui Ne seront ennemis. La mort est innocente Tous meurent dans leur lit Sans écritures et sans principes Creusent leur nid dans l’éphémère Pondent leurs balles dans leurs trous Jamais… Continue Reading « la triste plume des canards (et un gai agité du bocal) »
Témoignage 3 Je m’appelle Maria Dolorès Del Campo Alto, mais tous me nomment Dodo. Je travaille comme étalagiste depuis dix ans dans cet hypermarché, raison pour laquelle tout le monde me connaît sous le sobriquet de Dodo-Aux champs. Mon intention première n’était pas de… Continue Reading « les témoignages du temps présent : Maria Dolorès, dite Dodo »
Je me nomme Augustin Bralunghi. Mes origines sont siciliennes et mon père, humble pécheur, tant face à la mer qu’à Dieu, a disparu alors que naissait mon cinquième frère. A cette époque d’après guerre les lits grinçaient plus vite que ne tremblait la terre.… Continue Reading « les témoignages du temps présent (2) : Augustin Bralunghi »
Commentaires récents