Catégorie : écrits ici et pas ailleurs (heureusement!)

Lydée Debazz

A un ami perdu de vue On aura dit je t’aime à des femmes communes Et vieilli dans des draps insensés nos vieux jours de dentelles L’idée sera passée et avec tant de modes l’amour Que sous nos yeux l’existence prendra rides et constance.… Continue Reading « Lydée Debazz »

Baisse le rideau et fonce dans le mur !

Quand j’étais rapide et rusé je faisais des mao-croisés en écoutant Nino Ferrer. Maintenant que je suis vieux, que je n’ai presque plus de cheveux, j’écoute la télé je regarde la radio, je chante faux et rigole peu. Tout ça, c’est la faute à… Continue Reading « Baisse le rideau et fonce dans le mur ! »

Qu’il est bon de mourir, Milo, dans les bras de Vénus

Comme un imbécile j’ai couché dans mon lit des souvenirs Qui ronflaient puis partaient ailleurs faire la guerre A des réalités, laissant sous les draps devenus linceuls L’homme qui vieillissait et ne rêvait plus d’avenir radieux De ceux que tout être pourrait aisément voler… Continue Reading « Qu’il est bon de mourir, Milo, dans les bras de Vénus »

Holly wood, bois de houx ? hou la la et tralala !

J’attends le dernier coup de minuit ensuite je mange les fleurs Je les fume et tant pis pour les frites à Eugène, fini le cinoche, Fin du fin fond d’Hollywood, adieu les stars, bonsoir les étoiles, D’un glissando sur ma peau tout un cinéma… Continue Reading « Holly wood, bois de houx ? hou la la et tralala ! »

Moiteur des mouettes, lit de plumes marines

Il doit sans doute rester sur cette planète des pays dont on ignore le nom, des pays minuscules que borde encore la mer. On y trouve des pêcheurs qui ne naviguent plus car ils ont vieilli et leur peau ressemble à des filets troués… Continue Reading « Moiteur des mouettes, lit de plumes marines »

Poèmes indéfinis (2001) trouvés dans une boîte à chaussures…

Finalement je suis un être désopilant Né dans le chant d’une laitue Au fond d’un jardin en forme d’arrosoir Sous les étoiles. Aujourd’hui encore je me sens désopilant Gai comme un clou, une échelle, un hareng Né contre un mur plus dur qu’un trou… Continue Reading « Poèmes indéfinis (2001) trouvés dans une boîte à chaussures… »

Petites pages écrites pour être lues dans de grands lits (1)

(petites découvertes festives d’un temps passé, année 2001) La longueur moyenne d’une bite en érection est de quinze centimètres (cf code social 1977 et alinéas). Tous les hommes jeunes se sont mesurés en millimètres et certains, bien que seuls dans la salle de bain,… Continue Reading « Petites pages écrites pour être lues dans de grands lits (1) »

Le Four de Trance 2022

Quand j’étais gosse, entre huit et quatorze ans, avec cinq ou six copains on faisait du vélo, pas de dérailleur ou, pour les plus aisés, une chaîne qui alimentait trois pignons. J’étais alors un gamin assez grassouillet, mais dans les côtes alentour je soufflais… Continue Reading « Le Four de Trance 2022 »

Les œufs cuisent-ils plus vite quand sévit la canicule ?

Le beurre fondait comme l’argent et l’avenir de Jean, qui pensait qu’avec son magot il passerait au soleil le restant de ses jours. Le beurre demi-sel brunissait au fond de la poêle où il cassa et plongea deux œufs, le seul plat qu’il savait… Continue Reading « Les œufs cuisent-ils plus vite quand sévit la canicule ? »

Canicule et bascule

Nous passions un long moment caniculaire. Rebecca commençait à fondre, et ce n’étaient pas les médocs qu’elle avait achetés sur internet à prix d’or qui y étaient pour quelque chose. La chaleur fait fondre la graisse, et pour ce faire, moi, Daniel son mari,… Continue Reading « Canicule et bascule »